On entend souvent dire qu’un séjour en Polynésie est le voyage d’une vie. Nicolas, conseiller chez OOVATU a eu la chance de s’y rendre à trois reprises. Envoûté par la beauté de Tahiti et ses îles, par la richesse de leur culture aussi, il se prépare à présent pour une quatrième aventure. Avant le départ, il nous révèle les raisons de son amour de la destination.

D’où te vient cette passion pour la Polynésie ?

Nicolas à Bora Bora
Nicolas à Bora Bora

J’ai découvert pour la première fois les archipels polynésiens au cours d’un déplacement professionnel. En arrivant sur place, j’ai eu un coup de foudre immédiat.

A vrai dire, je ne m’attendais pas du tout à ça. Je pensais faire 22 heures de voyage pour voir de belles plages comme j’avais pu en voir aux Caraïbes ou dans l’océan Indien. J’avais tort. Ce voyage m’a transformé, si bien que le dernier jour avant le départ j’ai décidé de me faire tatouer pour m’en souvenir à jamais.

 

Le tatouage fait partie des grandes traditions du pays…

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Tout à fait, il y a d’ailleurs un festival du tatouage organisé chaque année à Raiatea. C’est vraiment quelque chose de sacré, ce n’est pas juste un ornement, ça marque les principales épreuves et étapes de la vie. Tout le monde est tatoué là-bas, certains jeunes le sont même au visage car ça a une signification particulière pour eux.

 

Que retiens-tu de ta rencontre avec les Polynésiens ?

C’est lors de mon dernier voyage, en vacances, que j’ai eu vraiment l’occasion de faire connaissance avec les gens, de vivre à la polynésienne. Ils peuvent être timides au premier abord mais il suffit de les saluer d’un « Ia Orana », le bonjour local, pour qu’ils vous ouvrent leur bras : le vouvoiement n’existe presque pas, on vous appelle « copain ». Ils prennent le temps de vous aider, de vous conseiller, c’est un art de vivre si particulier. On se rend compte qu’on vit à l’envers chez nous. Eux ils se lèvent le matin, vont naviguer sur le lagon, manger une noix de coco sur la plage… Ils prennent le temps de prendre le temps.

Du temps, il en faut d’ailleurs pour atteindre la destination…

Bien sûr, c’est le bout du monde. On ne peut d’ailleurs pas aller plus loin sinon on revient en arrière. Il y a 12h de vol entre Paris et Los Angeles, une escale de deux heures, puis 8h en direction de Tahiti. C’est long c’est certain mais le voyage avec Air Tahiti Nui se fait dans d’excellentes conditions. On monte à bord et on est accueilli par des polynésiens et polynésiennes avec un tailleur réglementaire. L’avion décolle, les hôtesses et steward disparaissent et ils reviennent deux minutes plus tard avec des robes et des fleurs. En fait, on est déjà en Polynésie dans l’avion. Sans oublier l’excitation de se dire que l’on va à Tahiti ! En général, la Polynésie est le voyage d’une vie, alors arrivé là-bas, le vol est très vite oublié. On atterri le soir et on est accueilli au son du ukulélé avec des colliers de tiarés. Un dépaysement total.

Comment décrirais-tu Tahiti ?

C’est une île qui rappelle un petit peu la Réunion, elle est plus mouvementée que les autres car c’est la capitale. Ce n’est qu’une étape pour beaucoup de gens, mais je trouve dommage d’en faire l’impasse. Je recommande au moins deux nuits sur place histoire de prendre la température, d’aller au marché couvert de Papeete, de faire le tour de l’île en voiture, d’aller à Teahuppo sur la presqu’île de Tahiti Iti, un spot de surf de renommée mondiale où règne une ambiance de dingue, de se rendre au musée de la perle ou au musée Gauguin.

Quelles sont les autres îles que tu recommandes pour un premier voyage ?

Après Tahiti, direction Moorea à 30 minutes de bateau. Il faut y rester 5 nuits afin de prendre le temps de vraiment visiter l’île, nager avec les dauphins, découvrir le Mont Rotui et la fabrique de jus d’ananas, le lycée agricole, les deux baies magnifiques et les petits villages le long de la route. Impossible de s’ennuyer et c’est aussi l’occasion de mettre un frein supplémentaire, le rythme est déjà beaucoup plus lent.

Ensuite, je conseille vivement de se rendre à Tahaa. C’est là que se trouve mon hôtel coup de cœur, le Tahaa Island Resort, implanté sur un site magnifique avec un jardin de corail attenant, le rêve pour les amoureux de snorkeling. Je me rappelle avoir mis la tête sous l’eau et de l’avoir ressortie sans me rendre compte que 4 heures étaient passées. Du corail jaune, bleu, violet, rouge, des poissons partout. Et puis l’hôtel est absolument somptueux, la gastronomie exceptionnelle et le coucher de soleil à couper le souffle. En Polynésie tout le monde s’arrête quand le soleil se couche, on ne peut pas passer à côté. Sur les 5000 photos que j’ai prises de la Polynésie, au moins 1000 concernent des couchers de soleil.

Enfin, Bora Bora est bien sûr immanquable, c’est LA station balnéaire du Pacifique Sud. Je l’appelle fun island, parce qu’on peut tout faire sur son lagon, du parachute ascensionnel, de la plongée sous-marine, du jet ski, du scooter sous-marin ! On sait pourquoi les plus beaux hôtels sont à Bora Bora, le lagon est juste dingue on ne peut pas s’en rendre compte tant qu’on l’a pas vraiment vu. Toutes les photos que l’on voit sur internet ou dans les brochures sont fades par rapport à la réalité.

Quelles sont les expériences qui t’ont le plus marqué ?

J’ai eu l’occasion de nager avec les dauphins au Dolphin Center l’Intercontinental Moorea. Contrairement à d’autres endroits où l’on a de simples interactions avec les dauphins, ici on plonge carrément avec eux dans un bassin de 4 ou 5 mètres de profondeur dans le lagon. On s’accroche au dauphin qui va sous l’eau et qui nous traine. C’est un souvenir que je garderai à vie.

Moorea Dolphin Center
Moorea Dolphin Center

Je ne fais pas de plongée mais le jardin de corail de Bora Bora est quand même impressionnant du coup j’ai aussi adoré le scooter sous-marin.

Nicolas testant le scooter sous-marin
Nicolas testant le scooter sous-marin

A Rangiroa, j’ai beaucoup aimé découvrir le lagon bleu. Il faut une heure de bateau pour traverser. On se retrouve perdu au milieu de nulle part, il n’y a rien autour de nous, pas une âme qui vive. L’île est 100% naturelle, pas de canalisation, pas de fils électriques, pas d’onde wifi, rien. On entend que les oiseaux et le bruit de la mer. L’excursion dure une journée complète avec déjeuner servi sur place. Une retraite spirituelle, un calme total. C’est l’expérience zen par excellence.

Comment as-tu trouvé la cuisine polynésienne ?

C’est très frais et léger, on mange des fruits toute la journée, de la noix de coco bien sûr et du poisson à tire-larigot. Le plat typique c’est le Mahi Mahi à la tahitienne, un poisson cru macéré dans du lait de coco. Et puis il y a la tradition du four tahitien. Ils allument le four le matin préparent le repas, le mettent dans le four et le recouvrent de feuilles de bananiers et le soir on assiste à la soirée d’ouverture du four. C’est un spectacle ancestral. Une vraie tradition locale.

A qui s’adresse la Polynésie ?

La Polynésie est la destination des voyages de noces par excellence. Au départ j’avais même peur de découvrir un temple de la Saint-Valentin mais en fait pas du tout. Il y a des couples bien sûr, mais aussi des groupes d’amis, des amoureux de la mer, des familles aussi même si je déconseille de voyager avec des enfants trop petits, d’une part car ils n’en auront que peu de souvenirs et que le trajet est tout de même intense.

Le fil rouge d’un séjour en Polynésie c’est aussi la fleur de tiaré, que représente-t-elle ?

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C’est la fleur endémique et donc l’emblème de la Polynésie. On la porte à l’oreille et cela a évidemment une signification. En fait, c’est l’ancêtre de Tinder, selon qu’elle soit à gauche ou à droite,  vers l’avant ou vers l’arrière, elle indique le statut affectif d’une personne, en couple ou célibataire… Avant on remettait un collier de Tiaré aux navigateurs lorsqu’ils partaient en mer. Ils le jetaient ensuite par-dessus bord et si le collier regagnait la terre cela signifiait qu’ils reviendraient en Polynésie. Aujourd’hui on remet un collier de coquillage aux voyageurs à leur départ. Cela permet de conserver un souvenir chez soi, mais moi je lance mon collier sur le tarmac de l’aéroport de Tahiti pour être certain d’y retourner. Pour l’instant ça a marché.

Edson

Edson

De l'Asie aux États-Unis, du bassin méditerranéen à la Scandinavie, j'aime découvrir le monde dans toute sa diversité. Plus qu'une passion, le voyage est pour moi une philosophie de vie.
Edson