En mai dernier, je m’envolais pour la première fois vers l’île Maurice. Outre les plages paradisiaques et les paysages verdoyants, c’est la douceur de vivre qui a bercé mon voyage. J’ai enfin compris ce que l’on voulait dire lorsqu’on parlait de l’accueil chaleureux et du sourire des mauriciens. J’ai également eu l’occasion de vivres des nouvelles expériences inoubliables.

Safari en quad dans un parc naturel

C’est dans le Parc naturel animalier de Casela, à l’ouest de l’île Maurice, que l’aventure a commencé. Après avoir caressé des chevreaux et marché aux côtés d’une dizaine de tortues géantes, nous avons fait un safari en quad à travers une réserve naturelle de plusieurs hectares. Tout autour de nous, des zèbres, des cerfs, des antilopes… Nous étions conviés dans leur habitat naturel et non l’inverse.

Durant une heure suspendue dans le temps, au volant de mon quad j’accélérais sur un sol aride, je m’arrêtais pour laisser passer les zèbres, je les caressais brièvement lorsqu’ils s’approchaient et me montraient toutes leurs dents, curieux. Nous avons aussi été gentiment pris au piège par les autruches qui, attirées par le métal brillant du volant venaient donner des coups de bec.

Tout au long de l’immense parcours, j’ai non seulement été émerveillée par les animaux que je croisais et que je regardais avec les yeux pétillants  d’une enfant, mais aussi par les paysages qui nous entouraient. Une montagne verdoyante ressemblant à King Kong de profil, une flore sauvage qui me rappelait mes voyages en Afrique, un ciel bleu et une sérénité étonnante, malgré le bruit des moteurs. Une expérience unique dont je garde un souvenir impérissable.

Découverte de l’île Maurice profonde

Après avoir flâné sur de sublimes plages, admiré des couchers de soleil époustouflants à Flic en Flac et s’être baignés dans le lagon, nous sommes partis découvrir les paysages de l’île Maurice profonde, plus verte. Un dholl puri avalé à 9h et nous voilà à Trou aux Cerfs, un cratère éteint duquel émane une atmosphère mystique. La brume, l’air frais et pur, et les quelques gouttes de pluies ne font qu’accentuer la dimension enchanteresse du lieu. Nous avons poursuivi jusqu’au Grand Bassin, ce lac sacré où les hindous mauriciens viennent faire des offrandes à leurs dieux et prier, les pieds dans l’eau dans un cadre empreint d’une sérénité et d’une aura si particulière, touchante même pour les non-croyants.

Au parc national des gorges de Rivière Noire, nous admirons une vue absolument époustouflante. La végétation endémique, épaisse et verdoyante, s’étend à perte de vue et se prolonge jusqu’à l’océan. Les singes qui habitent les lieux sont habitués aux voyageurs et se prêtent au jeu des photographies. Dans le ciel, nous apercevons aussi quelques oiseaux rares tels que la paille en queue.

Place ensuite à la visite de la rhumerie de Chamarel où nous avons déjeuné et dégusté des rhums arrangés : vanille, abricot et prune, avant de faire une halte aux Terres des sept couleurs et à la cascade de Chamarel, aussi intrigantes que je les imaginais. C’est à cet instant que je me suis rendue compte à quel point l’environnement naturel de l’île Maurice est riche. Je serais heureuse de simplement contempler la nature des heures durant sans dire un mot, et me laisser bercer par la douceur de vivre. Enfin, la journée s’est achevée par le Curious Corner qui fut une jolie surprise. Une maison d’illusion très bien pensée où l’on s’amuse avec l’espace, le temps et la perception.

Dîner chez une famille mauricienne

Mon dernier soir sur l’île a certainement été le plus marquant. C’était l’illustration parfaite d’une citation qui me fait beaucoup sourire, mais qui n’est pas moins vraie : « le voyage est la seule chose que l’on achète et qui nous rend plus riche ». Lors de notre séjour à l’hôtel Zilwa Attitude, nous avons participé à un Otentik dinner : un dîner chez l’habitant.

Rami et sa jolie famille nous accueillent dans la pure tradition hindoue, en lançant des fleurs blanches au dessus de nos têtes et en nous ornant le front d’un bindi, symbole de bonne fortune et de joie. Après une visite de leur modeste maison, où les trois enfants, les parents, la belle-mère et la grand-mère se partagent des espaces restreints au confort sommaire, Rami nous montre avec bonheur l’autel devant lequel elle prie chaque matin, avant de partir travailler à 6 heures.

Pendant que la grand-mère préparait des gâteaux piment, aidé par le père de famille et son éternel sourire, les deux adolescentes nous font un spectacle de danse. Lorsque le repas est servi sur des feuilles de bananier et que l’on commence à manger avec les mains le rougail, le curry, la salade et les haricots, le père prend place en bout de table avec sa guitare. Hotel California, La Bamba, Wonderwall, les classiques s’enchaînent et on passe un instant magique.

Les filles nous entraînent vers le salon pour nous faire de tatouages au henné sur les mains, puis la grand-mère se fait une joie de nous vêtir d’un sari magnifique pour terminer la soirée en dansant sur du séga et en chantant tous ensemble. Le bonheur à l’état pur.

Sofia

Sofia

Ayant eu la chance de grandir aux quatre coins du globe, c’est en baignant dans de nouvelles cultures que je m’épanouis. Bien que la passion du voyage me vienne de ma famille, c’est en partant seule à l’aventure en Afrique du Sud que j’ai le plus appris sur moi-même et le monde qui m’entoure.
Sofia