De toutes les régions de Grèce, le Péloponnèse est sans doute la plus secrète, la plus mystérieuse pourrait-on dire, mais certainement aussi l’une des plus surprenantes… Elle concentre à elle seule une grande partie de ce qui fait la magie du pays : des cités antiques magnifiques que nous connaissons tous de nom, des villages médiévaux cachés dans les collines, des petites routes bordées d’oliviers et des ports où l’on déguste un poulpe grillé au son des cigales. C’est cette dolce vita à la grecque que nous aimons tant, et que nous vous emmenons découvrir.


À peine franchi le canal de Corinthe depuis Athènes, vous y voilà, dans ces territoires de montagnes où tout n’est que mythe ou légende. Olympie, Épidaure, Sparte… Autant de lieux qui racontent plusieurs millénaires d’histoire grecque.
C’est aussi LA région du road trip, parce que la richesse de la région n’a d’égal que la variété de ses paysages. En 10 jours, vous aurez le temps de faire une belle boucle (départ et arrivée à Athènes), en passant par l’Argolide bien sûr et ses grands sites millénaires, la Laconie plus sauvage autour de Mystra et Monemvasia, ou encore la Messénie pour ses magnifiques plages. Parce que oui, le Péloponnèse ce ne sont pas que des visites, ce sont aussi des criques incroyables et des eaux turquoise, sans la foule des Cyclades.

La Grèce en 2 semaines : que visiter dans le Péloponnèse ?
Mycènes & Epidaure
Commençons par les deux icônes du Péloponnèse, ce duo qui résume à lui seul l’histoire antique de la région ; on pourrait leur consacrer tout un article tant ces deux cités sont légendaires : Mycènes et Épidaure.
À Mycènes d’abord, ancienne cité du roi Agamemnon, on remonte aux origines mêmes de la civilisation grecque. Derrière ses remparts, la célèbre Porte des Lionnes marque l’entrée de l’une des cités les plus puissantes de l’Antiquité. Comptez environ 2h pour visiter l’acropole, explorer les tombes royales et profiter du joli panorama qui entoure ces ruines millénaires.
Vous lirez d’ailleurs souvent que ces murailles sont « cyclopéennes », et pour cause : certains blocs pèsent plus de… 10 tonnes ! Les Grecs de l’Antiquité pensaient donc que seuls des Cyclopes avaient pu les construire, d’où cette expression encore utilisée aujourd’hui.


De retour dans la voiture, vous rejoindrez Épidaure en une quarantaine de minutes. Un autre incontournable, qui doit sa célébrité à son théâtre antique et à son acoustique absolument exceptionnelle. Votre guide fera peut-être même la démonstration de la pièce de monnaie : même assis au dernier rang, à près de 60 mètres de la scène, on en perçoit le tintement…
Autour du théâtre, les vestiges du sanctuaire d’Asclépios, dieu de la médecine, rappellent aussi que l’on venait ici autant pour se soigner. Dans l’Antiquité, des serpents sacrés (non venimeux) circulaient même librement dans le sanctuaire, car ils étaient associés au dieu guérisseur. C’est d’ailleurs de là que vient le symbole du serpent enroulé autour d’un bâton, devenu aujourd’hui l’emblème universel de la médecine.

Nauplie
Après les grands sites antiques, place à une étape plus douce : Nauplie, l’une des plus belles villes du Péloponnèse, avec ce charme italien que l’on adore ; la ville a en effet été sous domination vénitienne pendant plusieurs siècles, ce qui explique une architecture assez différente du reste du pays.


Vous adorerez vous balader dans ce lacis de petites ruelles et admirer les jolies façades colorées, puis remonter tranquillement vers la forteresse de Palamidi. Sachez cependant que l’ascension est assez sportive (900 marches environ). Mieux vaut donc la prévoir le matin, mais vous pouvez tout à fait rejoindre la forteresse en voiture. Une fois en haut, vous pourrez admirer le panorama sur la baie d’Argolide, absolument magnifique, mais aussi un autre symbole de la ville, plus surprenant : cet impressionnant îlot-château posé juste en face du port, Bourtzi. Ancienne forteresse chargée de protéger l’entrée de la baie, elle donne aujourd’hui à Nauplie un vrai air de décor de cinéma.
Mais Nauplie, ce sont aussi ses plages. À commencer par Arvanitia, tout près du centre, et surtout Karathona, un peu plus loin (quelques minutes en voiture). En été, il peut y avoir un peu de monde, c’est vrai, mais en suivant les sentiers qui longent la côte (prenez de bonnes chaussures), vous pourrez partir à la recherche de votre crique privée pour la journée.
Mystra
À une poignée de kilomètres de Sparte, la mystérieuse Mystra, où l’on arrive au pied de la colline sans forcément imaginer les merveilles qu’elle recèle. Au fil de la montée apparaissent peu à peu des églises byzantines, des monastères, des palais en ruine, des maisons de pierre envahies par la végétation, et tout en haut, le château… Toute une ville médiévale accrochée aux pentes du Taygète.


Fondée au 13e siècle, Mystra devient rapidement l’un des grands centres du monde byzantin. Les empereurs y séjournent, les artistes et les philosophes s’y installent ; c’est même ici qu’est couronné le dernier empereur byzantin, en 1449, quelques années seulement avant la chute de Constantinople. Une ville brillante, devenue peu à peu une ville fantôme.

Peut-être moins spectaculaire que certains grands sites antiques, la ville reste un immanquable du Péloponnèse, avec quelque chose d’un peu surréaliste dans la visite. Et puisque vous êtes aussi à 5 km de Sparte, autant aller y faire un petit détour. Si les ruines y sont moins nombreuses, cela fait toujours quelque chose de marcher sur les traces de Léonidas !
Monemvasia
Puis vient l’impressionnante Monemvasia. Impressionnante d’abord par son relief, sur un immense rocher posé dans la mer, relié au continent par une seule route (d’où son nom en grec, qui signifie « une seule entrée »).
Impressionnante aussi, puisqu’une fois la porte franchie, vous entrez dans un véritable décor du Moyen Âge. La ville basse, la seule encore habitée aujourd’hui, a retrouvé une seconde vie avec quelques hôtels de charme, des tavernes et des terrasses avec vue sur la mer.


Pour le coucher du soleil, nous vous conseillons de monter vers la ville haute, abandonnée depuis des siècles. C’est un peu sportif là encore (mais après Nauplie, plus rien ne vous arrête !). L’église d’Agia Sofia domine toute la mer Égée, avec une vue magnifique sur les falaises. C’est vraiment une ville hors du temps, encore plus que Mystra d’ailleurs, puisqu’elle reste en grande partie en bon état et toujours habitée ; l’un de nos coups de cœur du Péloponnèse.

Le Magne & Vathia
En quittant Monemvasia direction le sud, la route longe encore un moment la mer avant de bifurquer vers l’intérieur, c’est là que vous entrez dans l’une des régions les plus étonnantes du Péloponnèse. Bienvenue dans le Mani, ou Le Magne, où les villages prennent une allure très particulière avec leurs fameuses maisons-tours de pierre. Pendant des siècles, les familles du Magne vivaient dans ces habitations fortifiées, construites autant pour se défendre des pirates que… des voisins. L’histoire locale est pleine de querelles de clans, et l’architecture en garde assez clairement la trace.


Vous en trouverez l’un des plus forts exemples une fois arrivé à Vathia. Sur une crête face à la mer, ce joli village ressemble presque à une petite citadelle abandonnée. L’endroit a quelque chose de cinématographique, c’est d’ailleurs l’un des passages obligés pour les photographes puisque la vue s’ouvre sur toute la côte du Magne, avec cette lumière magnifique qui fait ressortir la pierre ocre des maisons.
Gythio & Gerolimenas
Cap maintenant vers l’un des villages les plus charmants de la région, Gythio ; un joli port grec à 40 km au sud de Sparte, qui fut longtemps l’ancien port de la cité. Les maisons colorées sont proches de l’eau et l’on aime se promener le long du quai, face aux bateaux de pêche.

Grèce oblige, Gythio a lui aussi son amphithéâtre antique, aujourd’hui en accès libre. Mais la curiosité la plus connue du port reste l’île de Kranai. Selon la légende, c’est ici que Paris et Hélène auraient passé leur première nuit avant de partir pour Troie, déclenchant la célèbre guerre racontée par Homère.
Et puis, direction Gerolimenas, un minuscule village de pierre posé autour d’une jolie baie. Son nom signifie « le port sacré » en grec, puisque les navires venaient déjà s’y abriter dans l’Antiquité. Parfait pour une petite pause ou un pique-nique.


Messène
Encore étonnamment méconnue, car souvent éclipsée par Olympie, Messène est pourtant l’un des plus beaux sites antiques du pays, et aussi l’un des plus grands. Fondée en 369 avant J.-C. après la défaite de Sparte, la ville est créée presque d’un seul élan par les Thébains pour offrir une nouvelle capitale aux Messéniens libérés de la domination spartiate. Un véritable projet politique, construit très rapidement à l’époque.
Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes pour comprendre l’importance du site : près de 30 hectares de superficie, environ 9 km de murailles, une trentaine de tours de défense et un stade de 180 m de long, le tout au pied du mont Ithomé.

Et contrairement à beaucoup d’autres sites du pays, les vestiges y sont remarquablement bien conservés. On peut assez facilement se représenter la ville telle qu’elle existait autrefois. L’un des moments forts de la visite reste le stade antique, et surtout sa superbe stoa tout autour : une longue galerie à colonnes où les athlètes s’entraînaient et où les spectateurs pouvaient se protéger du soleil.
Olympie
Impossible de passer à côté d’Olympie, l’un des sites les plus célèbres du pays, où sont nés les Jeux olympiques en 776 avant J.-C. Pendant plus de 1000 ans, les cités grecques envoient leurs athlètes concourir en l’honneur de Zeus. Pendant la durée des jeux, même les guerres étaient censées s’arrêter : une trêve sacrée permettait aux participants de voyager jusqu’au sanctuaire en toute sécurité.


On traverse les vestiges des temples, les gymnases où s’entraînaient les athlètes… puis on arrive au stade. La piste mesure toujours un peu moins de 200 m, et les blocs de pierre qui servaient de ligne de départ sont encore visibles. Si vous décidez d’y courir quelques mètres, dites-vous que vous êtes en train de suivre les traces des premiers champions de l’Histoire !
Où loger dans le Péloponnèse ?
Le Péloponnèse, c’est aussi la merveilleuse côte de Messénie, qui abrite parmi les plus beaux hôtels de toute la Grèce.
The Westin Costa Navarino
En premier, bien sûr, le superbe The Westin Costa Navarino, selon nous l’un des meilleurs resorts de la Méditerranée. D’abord par son architecture, très messénienne, tout en bois, pierre et volumes bas ; ensuite par son accès direct à une plage de 1 km de long ; et enfin par son incroyable choix d’expériences. Grand hôtel parfaitement adapté aux familles, il propose des kids clubs, de 4 mois à 17 ans, une NBA Academy, un centre de tennis, un spa de 4 000 m2, et puisque cette adresse aime voir les choses en grand, pas moins de 4 parcours de golf !


Grecotel Casa Marron
Là aussi idéal en famille, le Grecotel Casa Marron se démarque cette fois par sa belle formule all inclusive, qui vaut vraiment le coup ici puisque vous profiterez de 8 restaurants, de nombreux terrains de sport (tennis, beach-volley…), de kids clubs pour tous les âges et de plusieurs piscines. S’il possède lui aussi un très beau spa, le Grecotel propose surtout une ambiance un peu plus village, notamment dans l’espace restaurants, qui donne presque l’impression d’une petite place méditerranéenne.


W Costa Navarino
Mais notre coup de cœur va au W Costa Navarino. Un hôtel plus contemporain, élégant et design, réservé aux plus de 12 ans, donc avec une atmosphère forcément un peu plus calme. En plus de sa magnifique vue sur la mer Ionienne, il s’étend sur 13 hectares et possède une belle plage de 450 m. Tout l’hôtel est pensé pour se rencontrer : les plus jeunes au centre de sports nautiques, et vous au Wet Deck pendant les DJ sets ou lors des soirées cinéma en plein air sur le Navarino Agora.


Road trip dans le Péloponnèse : notre circuit de 2 semaines
Chez OOVATU, la Grèce figure parmi nos best-sellers depuis de nombreuses années. Nos conseillers la connaissent par cœur, qu’il s’agisse de ses recoins secrets, de ses nouvelles adresses bien sûr, des détours qui valent vraiment la peine mais aussi des petites erreurs à éviter.


Nos experts vous ont ainsi concocté une merveilleuse Odyssée Hellénique, un road trip de 2 semaines d’Athènes jusqu’à la Messénie, qui reprend toutes les grandes étapes que nous vous avons présentées. Vous traversez l’Argolide avec Mycènes et Épidaure, vous arrêtez dans la charmante Nauplie, puis continuez vers la cité byzantine de Mystra et la spectaculaire Monemvasia. La route descend ensuite vers les villages du Magne, avant de rejoindre Messène. Et parce qu’un voyage en Grèce ne serait pas complet sans profiter de la mer, vous terminez par 3 jours de farniente sur la côte ionienne, tout près d’Olympie, au superbe Westin Resort Costa Navarino.


Gardez aussi en tête que cet autotour reste entièrement modulable. Que vous souhaitiez ajouter une visite ou prolonger certaines étapes, nos experts sont là pour vous accompagner et vous proposer un voyage sur mesure. Ce voyage est le vôtre, et nous restons à votre écoute pour qu’il vous ressemble vraiment.
Découvrez notre itinéraire Odyssée Hellénique
Notre FAQ
Quand partir dans le Péloponnèse ?
Si vous avez le choix, privilégiez le hors saison, en particulier le printemps ou le début de l’automne. Entre avril et juin, puis en septembre et octobre, les températures sont vraiment agréables et les sites antiques beaucoup plus paisibles.
L’été reste bien sûr une très belle période, surtout si vous aimez la mer, mais il peut faire très chaud dans l’intérieur des terres, notamment autour de Mycènes, Mystra ou Olympie. Dans ce cas, mieux vaut visiter tôt le matin et garder les plages pour l’après-midi, surtout si vous voyagez avec des enfants.
Combien de jours devrais-je passer dans le Péloponnèse ?
Une semaine permet déjà de découvrir les grands incontournables comme Mycènes, Épidaure ou Olympie. Mais pour vraiment profiter du Péloponnèse, nous vous conseillons plutôt 10 à 14 jours. Cela vous laisse le temps de faire une belle boucle depuis Athènes (ou de finir votre voyage par Messène avant de vous envoler vers votre prochaine destination), et surtout de profiter un peu de la mer.
Quelles sont les plus belles régions du Péloponnèse ?
Chaque région a son caractère. L’Argolide est souvent la première que l’on découvre en arrivant depuis Athènes, avec plusieurs sites antiques autour de Nauplie, Mycènes et Épidaure.
Plus au sud, la Laconie est déjà plus sauvage. On y trouve la cité byzantine de Mystra et surtout Monemvasia, cette ville médiévale spectaculaire construite au pied d’un immense rocher face à la mer. Le Magne, lui, est encore différent avec ses villages de tours de pierre qui racontent toute l’histoire de la région.
Et puis il y a la douce Messénie, avec ses collines couvertes d’oliviers, ses longues plages et quelques très beaux hôtels pour terminer le voyage.
Quelles sont les plus belles villes du Péloponnèse ?
Il nous est toujours difficile de trancher, car tout dépend de ce que vous aimez ; si vous êtes férus d’histoire, le Péloponnèse, c’est le jackpot.
S’il fallait en choisir trois, nous dirions Nauplie, Monemvasia et Gythio. Nauplie est sans doute la plus charmante, avec ses ruelles d’inspiration vénitienne et ses terrasses où s’assoir pour regarder les passants. Monemvasia est la plus spectaculaire, avec son immense rocher face à la mer. Et puis il y a Gythio, plus simple mais très attachante aussi, un petit port coloré où l’on s’arrête volontiers déjeuner avant de prendre la route du Magne.
Les conseillers OOVATU connaissent la Grèce et le Péloponnèse par cœur. Pour organiser au mieux votre road trip, faites confiance à leur expertise. Commencez à imaginer votre voyage dès aujourd’hui en nous contactant par téléphone au 01 83 777 007 ou en demandant votre devis personnalisé en ligne.
