En septembre, les vacances scolaires sont terminées et les familles sont reparties vers leurs foyers. Le moment rêvé pour s’octroyer des vacances paisibles dans une des plus belles régions du monde : les Cyclades. On pense connaitre par cœur le paysage apparemment uni de ces îles grecques : maisons blanches, eaux bleus, peu de végétation ; un décor très brut. Mais en poussant un peu l’exploration, on se rend vite compte que chaque île a un petit quelque chose de particulier à offrir.

Une tranquillité imperturbable

En choisissant de partir pendant l’arrière-saison, ce sont des vacances plus reposantes qui s’offrent à nous. Lors d’un voyage à Sifnos, perdus dans les paysages arides du Nord, on se délecte de l’impression suave de pouvoir prendre son temps. Dans cette partie de l’île tout en ocre, gris et doré, où l’on ne trouve rien de plus qu’un vieux monastère et un petit hameau, on découvre de minuscule criques en bas de longs escaliers. Après les avoir descendus, on plonge depuis les rochers dans des eaux translucides qui se teintent de vert émeraude, sans autre compagnon que le bruit d’une brise légère. L’endroit idéal pour une après-midi de snorkeling.

Les voyageurs avertis, à la recherche d’expériences authentiques, ont tendance à éviter un séjour à Paros, île qui semble parfois victime de son succès. Pourtant, une fois passées Parikia et Naoussa, on découvre des paysages d’une rare beauté, libérés des afflux touristiques estivaux. A l’Est, la très belle Golden Beach est une destination très prisée, bien que moins fréquentée en basse saison. Les plus curieux pourront aussi s’écarter des beach clubs pour découvrir la plage sauvage de Santa Maria : c’est là qu’est construit l’hôtel Seven Santa Maria, un lieu de villégiature privilégié (à réserver longtemps à l’avance).

A l’intérieur des terres, le très joli village de Lefkès permet une promenade agréable dans ses rues étroites : royaume des chats qui les arpentent inlassablement, on s’y régale du spectacle des petites maisons blanches typiques, où des branches de bougainvilliers forment d’harmonieuses tâches roses en haut des murs.

De vraies rencontres

C’est d’ailleurs en visitant les villages que l’on découvre un nouvel intérêt à séjourner dans les Cyclades au début de l’automne : le contact avec les habitants. Après le stress généré par les périodes de pic de fréquentation, ceux-ci se détendent et sont beaucoup plus enclins à converser avec les visiteurs. Chaque île renferme des villages aux ambiances uniques. C’est certainement sur Kimolos qu’elle est la plus authentique. L’unique village est épargné par l’atmosphère effervescente qu’on retrouve à d’autres moments de l’année dans l’archipel. Quand on s’y promène le soir, on a le plaisir de côtoyer des grand-mères au chignon gris, drapées dans des châles noirs et l’on a un bel aperçu de ce qui fait le quotidien de l’île.

Et puis, en séjournant dans la région aux alentours du 10 septembre, on profite des animations du Festival de Gastronomie Cycladique, qui est une belle occasion pour les locaux de faire la fête. La culture régionale est très vivante et les gens ont un réel amour pour elle. C’est un spectacle émouvant que de les voir exécuter à la perfection des danses traditionnelles, toutes générations confondues.

Le soleil toujours au rendez-vous

Si l’arrière-saison est l’occasion de profiter d’un rythme de vie différent, elle n’empêche pas des activités plus classiques. On a beau être plus loin dans l’année, profiter des plages et de la mer n’en reste pas moins agréable. C’est même tout l’inverse : les températures sont plus douces et l’eau a emmagasiné toute la chaleur de juillet et août. Ce sont les conditions optimales pour piquer une tête dans les eaux translucides, en s’épargnant la difficulté de trouver un coin de sable libre pour étendre sa serviette. L’occasion aussi de s’aventurer vers des paysages méconnus, comme celui, lunaire, des rochers blancs de la plage Sarakiniko, à Milos. En cette période de l’année, les couleurs du ciel s’intensifient, et l’on peut profiter de couchers de soleil incomparables. Le Castro de Sifnos, à flanc de montagne, est le meilleur endroit pour contempler ce spectacle. A l’heure où les murs des maisons se teintent de rose et d’orange, les terrasses des restaurants offrent une vue imprenable sur la mer rougeoyante et les îles alentour.

 

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Enfant, j’étais fascinée par les albums de voyage de mes grands-parents. Pour mes 7 ans, ceux-ci m’emmènent faire un safari en Tanzanie. Le goût de l’aventure ne m’a plus quittée depuis : Ecosse, Mongolie, Egypte… La découverte de nouvelles cultures m’enthousiasme toujours autant.