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On se rappelle tous de ces matins d’école où la neige devenait une bonne excuse pour rester à la maison. Au Canada, où l’hiver dure plusieurs mois et recouvre des territoires immenses, il fait partie du quotidien et ouvre la voie à des expériences que l’on ne vit nulle part ailleurs. Voici notre tour d’horizon des incontournables, celles à ne pas manquer.
L’hiver au Canada : de décembre à mars
La neige à Montréal
Les paysages du Lake Louise Ski Resort
L’hiver au Canada commence quand la neige tient au sol, généralement entre fin novembre et début décembre, et il s’installe pour de bon jusqu’en mars. Parfois même jusqu’en avril dans les régions montagneuses. Historiquement, il a façonné les déplacements, l’architecture, l’alimentation, et même le rapport au temps… Bien avant les routes modernes, les rivières gelées servaient d’axes de circulation, et les maisons étaient pensées pour conserver la chaleur, avec des murs épais et peu d’ouvertures. Alors encore aujourd’hui, quand les températures chutent et que la neige s’installe, le pays ne ralentit pas, il s’organise. Voyager au Canada en hiver, c’est accepter une manière de vivre, même quand il fait « pas mal frette » dehors comme on dit au Québec…
Un lac des Rocheuses
Ce qui frappe d’abord, c’est la diversité des hivers selon les régions. Dans les Rocheuses canadiennes, autour de Banff, Lake Louise ou Jasper, le froid est sec, la neige très abondante, la lumière incroyable, et les montagnes omniprésentes. Les Rocheuses offrent alors des paysages absolument grandioses, avec des routes comme l’Icefields Parkway, longue de 230 kilomètres, bordée de lacs entièrement gelés.
Les petits chalets couverts de neige à Lake Louise Village
La "Icefields Parkway" en hiver, qui porte bien son nom
À l’est, au Québec, l’hiver est plus urbain, plus habité aussi. On patine en ville, sur des patinoires de quartier, on traverse des villages ensevelis sous la neige, et on passe de la capitale à une forêt en moins d’une heure de route. Plus au nord, vers le Yukon, l’hiver prend une autre dimension avec des nuits très longues, des températures extrêmes, et ce ciel immense, proche du cercle polaire, qui s’illumine d’aurores boréales avec une régularité qui finirait presque par sembler normale…
Des chiens de traîneaux dans le Yukon
L’hiver canadien permet aussi des expériences qu’aucune autre saison n’offre. Le traîneau à chiens suit des pistes forestières tracées depuis des générations, héritage direct des modes de déplacement des Premières Nations. Le patinage prend une dimension spectaculaire sur des lacs naturels ou des canaux gelés sur plusieurs kilomètres. Les randonnées en raquettes permettent de s’enfoncer dans des zones totalement silencieuses, là où aucun sentier n’existe l’été. Et lorsque la nuit tombe tôt, elle ne marque pas nécessairement la fin des journées, mais ouvre un autre temps, plus calme, plus lent, souvent passé à lever les yeux vers le ciel… L’hiver canadien est intense, parfois rude, mais absolument magique…
Le traîneau à chiens
Le traîneau à chiens, une expérience magique...
...dans des paysages exceptionnels
Le traîneau à chiens incarne sans doute mieux que toute autre activité l’hiver canadien. Mais bien avant de devenir une expérience touristique, il s’agissait d’un véritable moyen de transport, utilisé pendant des siècles. Les peuples autochtones l’utilisaient déjà bien avant l’arrivée des colons, puis les trappeurs et les chercheurs d’or l’ont adopté à leur tour. Dans certaines régions du Nord, il reste encore aujourd’hui un mode de déplacement ponctuel, parfaitement adapté aux longues distances enneigées.
Les meilleures zones se situent là où l’hiver est stable et la neige bien accrochée : le Québec (Mauricie, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Laurentides), l’Alberta autour de Banff, Canmore ou Jasper, et le Yukon, sous les aurores boréales…
Les forêts de l'Ouest sous la neige
Avant de partir, on suit une formation express pour apprendre à guider l’attelage, à freiner, à anticiper les virages. Et très vite, une chose saute aux yeux : les chiens savent exactement ce qu’ils font, et surtout, ils adorent ça ! En pratique, les sorties à la demi-journée offrent une bonne première approche, mais on ne peut que conseiller aux plus aventureux les itinérances de deux ou trois jours. Le plus important reste surtout de choisir des structures à taille humaine, attentives au rythme et au bien-être des animaux. La sensation est absolument unique : avancer sans moteur, dans un silence presque total, porté uniquement par la meute… Magique !
Le canal Rideau, la plus longue patinoire naturelle du monde
...Avec des vues sur les bâtiments emblématiques d'Ottawa
Impossible de passer à côté de l’autre grand classique de l’hiver canadien : le patin à glace. À Montréal, la place des Arts reste l’un des endroits les plus agréables et les plus faciles d’accès, avec sa patinoire littéralement installée les tours du centre-ville. L’ambiance varie selon l’heure et la météo : certains soirs, des DJs accompagnent les tours de piste, et l’on fait volontiers une pause pour goûter une tire d’érable, ce sirop chaud versé sur la neige, un incontournable de la saison ici. Pas d’inquiétude pour les débutants, la plupart des patinoires proposent des chaises d’appui pour les premiers pas.
À environ deux heures de route, à Ottawa, le canal Rideau fait évidemment figure de référence. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il se transforme en hiver, lorsque les conditions le permettent, en une immense patinoire de près de 8 kilomètres. Et puis, de l’autre côté du pays, dans les Rocheuses, le cadre devient absolument spectaculaire, en particulier à Lake Louise où le lac gelé s’ouvre chaque hiver devant le château Fairmont, incontestablement l’un des plus beaux du monde…
Une première session de patin à Jasper
Et quand la glace est bien prise, le patinage laisse vite place au hockey. Sur les patinoires extérieures comme sur les lacs gelés, les parties s’improvisent, parfois entre inconnus, mais toujours avec beaucoup de sérieux. Si l’on n’a pas l’habitude, mieux vaut observer un peu avant de se lancer : les démarrages sont rapides, les arrêts nets, les dérapages impressionnants et le niveau généralement élevé…
Les aurores boréales
Le ciel illuminé de Whitehorse
Autour du Pyramid Lake couvert de neige
Quand la nuit tombe dès 16 h et qu’il fait déjà bien froid, autant aller jusqu’au bout de l’expérience. Si les aurores boréales figurent souvent sur nos bucket-lists, elles font partie de ces phénomènes que l’on ne programme jamais vraiment (même si les applications d’activité solaire donnent quelques indications). Sur place, on comprend vite qu’il faut surtout accepter d’attendre et sortir plusieurs soirs d’affilée.
Pour mettre toutes les chances de son côté, le Yukon reste la référence. Autour de Whitehorse, à moins de 300 kilomètres du cercle polaire, les nuits sont longues et le ciel devient très sombre dès que l’on quitte la ville. Entre septembre et mars, l’activité aurorale y est régulière, et il suffit souvent de prendre la route vers Haines Junction pour trouver un beau point d’observation, loin de toute lumière artificielle.
Une vaste vallée autour de Banff, parfaite pour l'observation
Il faut toutefois être conscient que partir dans le Yukon représente un certain budget. Les vols sont souvent chers (le mieux étant toutefois de passer quelques jours à Vancouver avant), les hébergements aussi, et les distances imposent souvent de louer un véhicule ou de passer par des sorties encadrées. Mais en échange, la beauté des observations, l’absence presque totale de pollution lumineuse et cette impression d’être loin de tout placent la région tout en haut de la liste.
C’est sans doute l’une des meilleures façons d’explorer le Canada quand la neige recouvre tout. Au Québec, en particulier dans les Laurentides, en Mauricie ou dans les Cantons-de-l’Est, les parcs nationaux et régionaux entretiennent des sentiers dédiés absolument magnifiques pour profiter des forêts dans les meilleures conditions.
Dans les Rocheuses aussi, la raquette est de ces activités qui offrent des points de vues absolument exceptionnels. Autour de Lake Louise, d’Emerald Lake ou de Jasper, on marche au bord de lacs entièrement gelés, au milieu de sapins immenses, et face aux sommets enneigés. Les itinéraires sont bien balisés et restent accessibles, même sans grande expérience, à condition d’être correctement équipé.
Une balade sur les sentiers autour de Banff
Ce qu’on apprécie surtout, c’est le rythme beaucoup plus lent que les randonnées en raquette impose. On avance calmement, on s’arrête souvent, on observe les traces des animaux dans la neige, et on en aperçoit souvent… Une activité superbe qui offre une belle immersion dans la nature grandiose d’un pays qui l’est tout autant…
Pour préparer votre voyage d’hiver au Canada, rendez-vous sur OOVATU ou par téléphone au 01 83 77 70 07 et échangez avec nos conseillers spécialistes de la destination.
Après deux hivers passés au Canada, impossible de dire ce que j’ai préféré entre l’Est et l’Ouest. Ce sont deux mondes, deux hivers différents, deux manières de vivre le froid. À l’Ouest, les Rocheuses, la neige jusqu’aux genoux, les routes immenses et vides, les montagnes en face desquelles on se sent tout petit. À l’Est, le Québec, plus proche, plus « cosy » pourrait-on dire, avec ses petits villages, ses marchés d’hiver, sa chaleur humaine. Le thermomètre chute partout, souvent très bas, mais l’expérience, elle, change complètement d’un côté à l’autre… Découvrez notre itinéraire et petit guide de « l’hiver au Canada ».
Jasper, où comment « tomber en amour » avec l’hiver canadien
Au Canada, j’ai compris assez vite que si on ne sort pas, on passe complètement à côté de la saison. À Jasper, c’est encore plus vrai. Il fait froid, tellement froid que votre téléphone peut s’éteindre quelques secondes après l’avoir sorti dehors avec une alerte « attention : extreme cold ». Mais c’est aussi ce qui rend l’endroit incroyable. Il faut aimer l’hiver, ou apprendre à l’aimer. Et ici, on tombe vite en amour comme disent les Québécois…
Le parc national de Jasper est immense, et en hiver, tout est silencieux, magnifique, figé sous ce beau manteau blanc. Il n’y a pas de pollution lumineuse, pas de bruit, juste un noir total la nuit. On est dans une réserve de ciel étoilé, ce qui veut dire : des aurores boréales quand le ciel est clair ! On les attend au bord du lac Pyramid, emmitouflés jusqu’aux yeux, et quand elles apparaissent, c’est irréel. Il faut juste un peu de patience, et de bons gants.
...Dans le parc national de Jasper, magnifique !
Autour du Pyramid Lake couvert de neige
Découvrir les activités hivernales à Marmot Basin
Le ski se fait à Marmot Basin. Ce n’est pas une usine à touristes, et tant mieux. Il y a de la place, de la belle neige, des pistes bien tracées, et pas de coude à coude pour prendre le télésiège. Mais ce que je préfère, c’est le reste. Sortir les raquettes pour marcher dans la forêt, rouler en fat bike sur la neige damée, ou patiner sur les lacs gelés comme dans les films qu’on regardait petit. Certains lacs sont transformés en patinoires naturelles, entretenues à la pelle et au tuyau par les habitants.
Souvent, ils tracent même une piste pour patiner autour… et au milieu, un ou deux terrains de hockey sur glace. Pour avoir essayé : mieux vaut déjà être un peu à l’aise sur les patins, savoir freiner (vite), accélérer (encore plus vite), et surtout, éviter les enfants de huit ans qui vous foncent dans les genoux avec leur crosse à 50 km/h.
Les débuts en patins à glace
Sur un des lacs autour du Jasper Park Lodge, plutôt bien aménagés
Explorer le Maligne Canyon
Mais mon gros coup de cœur, c’est sans hésiter le Maligne Canyon. Un canyon étroit complètement gelé, qu’on explore crampons aux pieds (vraiment indispensables). L’eau est figée, les parois couvertes de givre, les cascades immobiles. C’est sublime, et même si une petite voix dans la tête murmure “et si ça dégèle d’un coup ?”, on y va quand même…
Une des cascades gelées du Maligne canyon
Vue depuis le fond du canyon
Le village, lui, reste vivant, même sous la neige. Ce que j’adore ici, c’est que les orignaux et les cerfs se baladent en toute liberté. Ils traversent les rues, s’approchent des maisons. Un matin, j’en ai trouvé un devant ma porte, en train de gratter la neige pour chercher à manger, complètement impassible face à mes yeux écarquillés.
Un cerf, sur le pas de ma porte
Crampons obligatoires sur les rivières gelées du canyon !
Et puis, il y a la cuisine. Quand il fait -35, on a envie de plats qui tiennent au corps : du bison mijoté, du burger d’élan, des tourtes, du costaud ! En dessert, une tarte aux baies de Saskatoon ou une brioche à la cannelle bien chaude et fondante. La poutine, c’est pour plus tard, on en reparle tout à l’heure pour la partie Est ! Pour l’heure, on prend la voiture (pneus neige et chaînes obligatoires) et on file vers le sud.
À savoir pour Jasper :
C’est une des plus grandes réserves de ciel étoilé au monde : les nuits sont noires comme l’encre, parfait pour observer les étoiles… ou juste se sentir minuscule.
Les parkings sont souvent équipés de prises électriques, il y a un câble dans la voiture pour la brancher et éviter que la batterie vous lâche.
Les températures frôlent souvent les -40°C. L’air sec rend le froid plus supportable, mais il faut s’équiper.
Spot à ne pas rater : le pont de Pyramid Lake au lever du soleil. Les montagnes prennent une teinte rose incroyable.
De Jasper à Banff, l’un des plus beaux road trips du monde
Rouler sur l’Icefields Parkway
La Icefields Parkway, c’est 230 km de paysages à couper le souffle, tout droit sortis de The Revenant avec DiCaprio (mais avec un thermos de café, et sans bivouac dans la carcasse de cheval…). Lacs recouverts de neige, forêts immenses, sommets énormes qui bordent la route de chaque côté. Et pas un chat en cette saison, contrairement à l’été. Juste le crissement des pneus sur la glace, et ce sentiment un peu étrange d’être minuscule au milieu de quelque chose de beaucoup plus grand que soi.
La "Icefields Parkway" en hiver, qui porte bien son nom
Les paysages dignes de films entre Jasper et Banff
En hiver, c’est un trajet qui ne s’improvise pas. Il faut vraiment bien vérifier la météo avant de partir (en cas de doute, elle est fermée, et ce n’est pas pour rien). Mais quand les conditions sont bonnes et qu’on est bien préparé, c’est un trajet incroyable. On longe le glacier Athabasca, immense, à deux pas de la route. On s’arrête aux chutes Sunwapta, complètement figées dans la glace, puis on redescend vers le lac Bow, tout blanc et silencieux. À chaque arrêt, on a l’impression que le temps se met sur pause tant il n’y a personne, juste la neige, les montagnes, et ce froid sec qui vous rappelle qu’ici, on est vraiment ailleurs.
Une chute glacée à Athabasca
Des cascades gelées sur le bord de la route
Banff & Lac Louise, les plus belles pistes d’Amérique du Nord
Arrivé à Banff, le contraste est immédiat. La ville est plus animée, plus construite, plus touristique aussi, mais l’environnement reste incroyable : un village au fond d’une vallée, encadrée par les montagnes, avec des sentiers qui partent directement depuis le centre. On peut chausser des raquettes ou des skis de fond dès la sortie de l’hôtel, ou grimper jusqu’à la terrasse de la Sulphur Mountain, accessible en télécabine, pour une vue panoramique sur la vallée.
Skier à Banff Sunshine et Lake Louise Ski Resort
Le domaine skiable le plus proche est Banff Sunshine, à une 20 min de route environ (navettes toutes la journée). Il culmine à 2 730 m, avec une neige particulièrement belle grâce à l’altitude. Plus loin, Lake Louise Ski Resort propose des pistes plus vastes et plus variées, dans un décor alpin plus sauvage. On skie entre forêts et versants exposés plein nord, souvent dans une lumière magnifique. À noter : ces deux stations font partie du Big 3 Ski Pass, un forfait unique valable aussi à Mt. Norquay, plus petit mais pratique pour les demi-journées.
Sur les pistes du Sunshine...
Les paysages du Lake Louise Ski Resort
Patiner sur le lac Louise
En dehors des pistes, le lac Louise gelé reste une des grandes images de l’hiver canadien. Il est entretenu chaque saison pour permettre le patinage libre, avec parfois des sculptures de glace. En toile de fond, le grand hôtel historique donne à l’ensemble un air de décor de film.
Les petits chalets couverts de neige à Lake Louise Village
Une balade sur les sentiers autour de Banff
Découvrir la ville de Banff
En ville, on retrouve toutes les spécialités d’hiver du coin : soupe d’orge à la viande fumée, ragoût de bison ou d’élan, desserts au sirop d’érable ou aux baies locales. Et pour grignoter sur le pouce, il y a souvent des tire-d’érable servies sur neige à l’entrée des marchés, ou les fameuses beaver tails, ces sortes de gaufres frites et sucrées qu’on mange bien chaudes en marchant entre deux vitrines. On en trouve un peu partout au Canada, de Banff à Québec.
Se baigner dans les sources chaudes de Banff
Et puis, il y a les sources chaudes. Au sud de la ville, on peut se baigner en plein air même en plein hiver, dans une eau naturellement chaude à plus de 35 °C. Quand il neige, on flotte dans la vapeur, le visage au froid, entouré de montagnes… Tout simplement magique.
Les sources d'eau chaude au sud de Banff
Une première session de patins laborieuse...
À savoir pour Banff :
Le forfait Big 3 donne accès à Sunshine, Lake Louise et Mt. Norquay : pratique si on passe trois jours dans la station, un jour pour chaque.
Le lac Louise est patiné et entretenu tous les jours par l’hôtel : on y glisse avec vue sur les montagnes.
Le Fairmont Château Lake Louise date de la fin du XIXe siècle. Avec sa grande façade au bord du lac gelé, il donne des airs de The Grand Budapest Hotel : un grand bâtiment un peu hors du temps, majestueux, entouré de neige et de montagnes.
Vancouver, pour skier jusque tard après une journée au Stanley Park
Découvrir les stations de Grouse ou Cypress
On passe maintenant côté Colombie-Britannique. L’hiver à Vancouver, c’est un drôle de mélange. En ville, il neige rarement (parfois une fine couche qui fond le lendemain, la fameuse slush) mais les montagnes sont juste là, au nord, toujours blanches. Après le travail, les locaux montent skier à Grouse ou Cypress, à moins de 30 minutes de route du centre (également accessibles grâce aux bus de ville). Ce ne sont pas de grandes stations, mais pour quelques pistes éclairées et une vue sur les lumières de la baie, « ça fait le job » comme on dit ici. C’est même assez unique de pouvoir descendre à ski dans une capitale, une belle alternative au métro-boulot-dodo.
Route spectaculaire entre Vancouver et Jasper
Et s'il fait trop froid dehors : direction un match de hockey !
Flâner dans les différents quartiers de Vancouver
Vancouver ne ressemble pas aux images d’Épinal qu’on a du Canada en hiver : pas de neige jusqu’aux genoux ni de cabanes au bord d’un lac gelé. Il pleut, souvent. Mais on croise des gens à vélo en plein mois de janvier, en legging mouillé et capuche serrée et des joggeurs sur le Seawall. On enchaîne les quartiers aux ambiances très différentes, et surtout, on mange très bien. La cuisine asiatique est partout. Chinatown, bien sûr, mais pas que : il y a des petits restaurants japonais, vietnamiens, coréens ou chinois dans presque tous les quartiers. Un bol de ramen bien fumant après une balade humide, des dumplings qui arrivent dans leur panier vapeur… De quoi faire oublier cette bruine permanente.
Se promener le long du Seawall
Et puis il y a la mer. Le long du Seawall, cette promenade qui suit la côte sur des kilomètres, l’air sent l’iode et le bois mouillé. On voit passer les cargos au large, des cormorans posés sur des rochers, et parfois un phoque si on a de la chance.
À retenir pour l’hiver à Vancouver :
Grouse Mountain et Cypress sont accessibles en moins d’une heure depuis le centre — pratique pour skier en soirée.
Le Seawall fait plus de 20 km et traverse plusieurs parcs, dont Stanley Park : idéal pour marcher, même en hiver (prévoir un parapluie).
Les parois gelées du Maligne Canyon
Marche en raquettes
Whistler, la capitale de l’escalade l’été et du ski l’hiver
Et puis il y a l’incontournable Whistler, à 2h au nord de Vancouver. Une grande station, très « cool », où tout tourne autour de la glisse, de la bonne neige et de cette façon très canadienne de vivre l’hiver : pratique, joyeuse et surtout pas trop sérieuse. Deux montagnes reliées par une télécabine suspendue au-dessus de la forêt, des dizaines de pistes, de la place pour tout le monde, du débutant au fan de poudreuse.
La neige tombe souvent, parfois lourde et humide en bas, mais fine et légère en haut. Quand on monte un peu, c’est le jackpot : des descentes dans les sapins, des bords de piste intacts, et cette sensation de liberté qu’on vient chercher ici. Même les jours de foule, on arrive à s’échapper. Et si on n’a pas envie de skier, on peut partir en raquettes dans les bois, tester la motoneige, marcher sur les sentiers, ou se balader dans le village, qui est entièrement piéton. Le centre-ville est très vivant avec plein de petits restaurants, des bars, des spas extérieurs où on se retrouve parfois à flotter sous les flocons.
Une vaste vallée autour de Banff, parfaite pour l'observation
Devant le mont Robson, le plus haut sommet des Rocheuses canadiennes
À savoir sur Whistler :
Whistler Blackcomb est le plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord : plus de 200 pistes et un dénivelé de 1 600 m.
La Peak 2 Peak Gondola relie les deux montagnes en 11 minutes, avec des cabines suspendues à 436 m du sol.
La neige peut être collante en bas à cause de l’altitude relativement basse du village (675 m), mais reste excellente en haut.
Yukon : le Grand Nord magique
S’émerveiller dans la ville de Whitehorse
Depuis Vancouver, si on a un peu de temps (et un budget qui suit), on peut pousser plus loin vers le nord, le vrai. En 2h30 de vol, on atterrit à Whitehorse, au Yukon. Le froid y est sec, vif, et vous attrape dès la passerelle. La lumière aussi a quelque chose de particulier, comme si le jour ne se levait jamais vraiment complètement. Mais le vrai spectacle commence la nuit, pour les aurores boréales, qui sont ici d’un vert éclatant, rien à voir avec celles plus rosées qu’on peut croiser du côté de Jasper. Une question de latitude, d’atmosphère, de proximité avec le pôle magnétique, de magie aussi, certainement.
Whitehorse, c’est une petite ville qui fait sa grosse saison en hiver. On y trouve tout ce qu’il faut, même si l’essentiel est ailleurs. Dès qu’on s’éloigne un peu (en raquettes, en motoneige, ou juste en voiture), le Yukon offre de l’espace comme on en a rarement vu, et la sensation d’être si loin…
Les aurores boréales dans le Yukon
Un cerf dans la nature
Montréal, Mont-Tremblant & Cantons-de-l’Est : l’hiver en version compacte
Maintenant, place aux provinces de l’Est, dans ce pays aux dimensions de continent. Le Québec a plusieurs avantages. Déjà, c’est beaucoup moins loin : à peine 6 heures de vol depuis Paris (et autant de décalage horaire) contre 9 pour Vancouver. Une fois sur place, tout est plus rapproché. On peut passer de la ville à la forêt, d’une station de ski à un petit village, en une ou deux heures de route (donc pas besoin de tout organiser longtemps à l’avance, on peut improviser). Et puis, il y a l’accueil et cette gentillesse québécoise qui n’est décidément pas un mythe…
Les rues de Montréal sous la neige
Un arbre sous la neige
Découvrir le Vieux-Montréal
On se balade dans le Vieux-Montréal sous les guirlandes, on grimpe au parc du Mont-Royal à pied ou en ski de fond, on patine sur la grande glace du Vieux-Port ou sur les petites patinoires de quartier. Et quand le froid devient trop mordant, on file dans le RESO, ce réseau souterrain qui relie une bonne partie du centre-ville.
Côté cuisine, il y a de tout. Des ramen bien fumants à Saint-Henri, des brunchs copieux au Mile End, des chocolats chauds bien costauds dans les micro-torréfacteurs du Plateau… Chaque quartier a ses habitudes. Et bien sûr, la fameuse poutine. À Montréal, elle se décline dans toutes les versions possibles : classique avec sauce brune et fromage en grains « squick squick », au porc, au foie gras, ou carrément végétarienne… Tout le monde a sa préférée, et il faut tester plusieurs adresses avant de choisir son camp.
Plonger dans l’atmosphère conviviale de Mont-Tremblant
Depuis Montréal, il suffit de 2h vers le nord pour se retrouver à Mont-Tremblant, la station phare du Québec. Le domaine est plutôt bien fait, avec de beaux hôtels, des pistes pour tous les niveaux, et un petit village au pied animé. On y skie, bien sûr, mais on peut aussi glisser en luge, partir en traîneau à chiens ou enfiler des raquettes pour marcher dans les sous-bois. L’ambiance est conviviale, surtout en semaine quand la station se vide un peu.
Balade autour du Lac Brome
Une énième balade en raquettes dans les Cantons de l'Est
S’échapper dans les villages des Cantons-de-l’Est
À l’inverse, vers le sud-est, les Cantons-de-l’Est proposent une autre version de l’hiver québecois, plus calme encore. Des villages comme Sutton, Magog ou Knowlton offrent une belle escapade dans le « vrai » Québec, avec de beaux marchés, des fromageries, et de petites stations de ski, souvent familiales, même si parfois un peu old school.
À savoir sur la grande région autour de Montréal :
Le Vieux-Port de Montréal accueille une grande patinoire avec musique et éclairages le soir.
Mont-Tremblant propose des balades en traîneau à chiens avec de vrais mushers — à réserver à l’avance.
À Sutton, les conditions sont souvent idéales pour le ski de fond, avec des sentiers très bien entretenus et peu fréquentés des touristes. Les Montréalais louent souvent un chalet pour la saison et viennent skier le week-end.
Québec & Charlevoix : l’hiver québécois version carte postale
Arriver à Québec en hiver, c’est un peu comme tomber dans une boule à neige. Tout est là : la vieille ville et son château, les rues pavées, les toits blancs, les lumières qui sortent des fenêtres, et l’odeur de sucre qui flotte entre les chalets des marchés d’hiver. Même si on connaît déjà les photos, ça fait quelque chose de s’y retrouver pour de vrai.
Quebec City sous la neige
...Et son emblématique Château Frontenac
Profiter de la vue depuis le Château de Frontenac
On grimpe au Château Frontenac pour voir le fleuve gelé, on redescend sur les vieilles glissades de bois de la terrasse Dufferin, les mêmes depuis 1884. Et si on veut sortir un peu de la ville, on prend la route vers Charlevoix, à une heure environ. Une fois passé Baie-Saint-Paul, la route longe le fleuve et grimpe dans les montagnes. Il y a des congères plus hautes que la voiture, des maisons isolées, des routes pas toujours bien déneigées. Le Massif a quelque chose d’unique. On gare sa voiture, on chausse ses skis, et on se retrouve direct face au Saint-Laurent, en haut d’une pente raide. Quand il fait beau, on voit l’eau, les blocs de glace qui dérivent, parfois un cargo qui passe, minuscule depuis là-haut. C’est une des seules stations où on a vraiment l’impression de skier vers la mer. Et ça, c’est assez dingue…
À savoir autour de Québec & Charlevoix :
Les glissades de la terrasse Dufferin sont une institution à Québec.
Le fleuve Saint-Laurent gèle partiellement l’hiver, une image impressionnante depuis les remparts ou les hauteurs du Vieux-Québec.
Le Massif de Charlevoix est la station avec le plus fort dénivelé à l’est des Rocheuses : 770 mètres de chute verticale, avec vue sur le fleuve.
Ottawa & Outaouais : un hiver entre ville et forêts
Ottawa en hiver, c’est un mélange un peu étrange : une vraie capitale, avec ses ministères, ses bâtiments officiels, et en même temps une ville qui chausse les patins dès que le canal Rideau gèle. Quand les conditions sont bonnes, ça devient une immense patinoire naturelle, la plus longue du monde ! On y croise des familles, des gens qui vont reviennent du travail avec leur sac sur le dos, des enfants qui traînent une luge derrière eux. Et au bout, au marché By, où il y a toujours de quoi se réchauffer. Un chocolat chaud, une soupe vietnamienne si on veut changer un peu… l’offre est large.
Ottawa sous la neige
Patins à glace sur le canal Rideau
Rencontrer une faune unique au parc Oméga
Et puis il y a le parc Omega, côté Québec, à Montebello. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre la première fois, mais c’est assez unique. On reste dans sa voiture, on roule lentement sur une piste glacée, et on croise des cerfs, des bisons, des caribous, des renards… Certains s’approchent, très près. Un souvenir très fort de l’hiver dans l’Est.
Bonus : Les Chutes de Niagara
Et mention spéciale pour les chutes du Niagara en hiver. Le bruit, la glace, la brume, les arcs-en-ciel… Waouh. Rien que pour ça, ça vaut bien un petit détour vers la capitale des lunes de miel en Amérique du Nord.
Les Chutes du Niagara en décembre
...Illuminées à la tombée de la nuit
Pour vivre l’hiver canadien, des Rocheuses à Montréal, contactez nos conseillers OOVATU, qui sauront vous orienter pour profiter du meilleur de ce pays magnifique.
Septembre, c’est pour beaucoup la rentrée, mais pour certains, c’est le mois des voyageurs qui ont attendu patiemment leur tour… Ceux qui ont vu les collègues revenir tout bronzés, mais aussi raconter les files interminables à l’aéroport et leurs plages bondées, et qui savent que le meilleur reste à venir. C’est le mois où mes plages se vident, les billets d’avion baissent, la chaleur devient plus douce. Entre les couleurs du Canada, les montagnes blanches d’Oman, les villages crétois et les fêtes d’automne en Sardaigne, voici quatre voyages qui révèlent leur vrai visage quand les valises des vacanciers sont déjà rangées au placard.
Oman
Septembre, c’est le bon moment pour tester le road trip à Oman. Mascate d’abord, où l’on règle sa montre sur les horaires de la grande mosquée du Sultan Qaboos, pour voir le tapis géant et ce lustre qui ferait presque rougir Versailles avec ses 600 000 cristaux Swarovski. Sur la corniche de Muttrah, on croise les pêcheurs qui rincent leurs filets, puis on se laisse happer par l’odeur d’encens du souk – ne partez pas sans un petit sachet ! Et puis, direction la côte, avec un premier plongeon au Bimmah Sinkhole, parfaite pour effacer les heures de route.
Découvrir le Wadi Shab & Nizwa
Un peu plus loin, le Wadi Shab : on traverse en barque pour quelques OMR, puis on marche une petite heure entre falaises et palmiers avant d’atteindre une vasque cachée. (gardez vos baskets pour nager, ça glisse). Changement de décor à Nizwa : le fort est beau, mais le vendredi matin, c’est le marché aux chèvres qui attire les curieux – une mise aux enchères où tout se négocie vite et fort. Deux heures de route plus tard, Bidiyah et le désert de Wahiba : on coupe le moteur, on grimpe sur la dune, on regarde le soleil plonger et on redescend dîner autour d’un feu de bois.
S’émerveiller dans la péninsule de Musandam
Au nord, la péninsule de Musandam, isolée du reste du pays, cache des fjords impressionnants que l’on explore en boutre traditionnel. La croisière dure souvent la journée, avec des arrêts baignade et snorkeling dans des criques paisibles. À bord, on garde bien les yeux ouverts : il n’est pas rare de croiser un banc de dauphins en chemin.
Oman, un pays entre mer et montagnes
Une magnifique baie d'Oman
Informations pratiques pour votre voyage à Oman en septembre
Durée idéale : 8 à 12 jours pour combiner Mascate, la côte, le désert et le Musandam.
Vols : direct Paris-Mascate (environ7h) ; liaisons internes vers Salalah ou Khasab.
Visa : Visa obtenu à l’arrivée pour des séjours inférieurs ou égaux à 14 jours.
À goûter absolument : shuwa (agneau cuit sous terre), halwa parfumée à la rose, dattes fraîches de Nizwa
Fun fact : À Oman, on construit encore des boutres, ces voiliers en bois traditionnels, sans plans ni clous — tout à l’œil et au savoir-faire transmis de génération en génération.
Septembre au Canada, c’est le dilemme classique : l’Est pour les couleurs ou l’Ouest pour les montagnes ? Bonne nouvelle : vous ne pouvez pas vous tromper.
La côte Est
Côté Est, on atterrit à Montréal, où l’été joue les prolongations : en short le jour, en pull le soir, c’est la saison idéale pour se balader sur le Plateau, s’initier au fameux bagel-saumon (demandez à trancher « fin », c’est la règle ici) ou tester les petits restaurants de Mile End, avant de grimper au belvédère du Mont-Royal pour admirer la vue. La voiture devient vite indispensable pour filer vers la Gaspésie pour une belle boucle d’une semaine. Tadoussac est le spot pour les croisières aux baleines — pensez à réserver tôt le matin, quand la mer est plus calme.
Dans le parc Forillon, on marche au bord du Saint-Laurent, et puis, il y a l’incontournable Percé bien sûr. On y va pour le rocher mais on reste pour le village, un peu figé dans le temps, et ce homard servi sur la jetée face à l’île Bonaventure, où nichent des milliers de fous de Bassan. Avant de revenir, on traverse le parc de la Gaspésie : si vous avez de la chance, ou une bonne paire de jumelles, vous croiserez un orignal au petit matin. Sur le retour, on fait un crochet par les Cantons de l’Est pour les vignobles, les érablières et les forêts qui virent du vert à l’orange…
La côte Ouest
À l’ouest, on commence à Calgary, en t-shirt, et deux heures plus tard, on se retrouve à Banff sous une polaire. On prend le temps au lac Louise, idéalement avant 9h, quand la surface est encore lisse. Puis on enchaîne sur l’Icefields Parkway avec ses 230 km de virages, de glaciers, de lacs pour arrive jusqu’à Jasper, où l’on dort tard pour profiter du ciel : c’est l’une des plus grandes réserves de ciel étoilé au monde. Si l’on veut continuer l’aventure, on pousse jusqu’en Colombie-Britannique. La route traverse les vallées autour de Kamloops, longe les vergers de l’Okanagan, avant de faire cap vers Vancouver, où l’on termine le voyage à vélo au Stanley Park ou devant un bol de ramen fumant à Davie Street.
Vue de Montréal, depuis le parc du Mont Royal
Le Lac Moraine
Informations pratiques pour votre voyage en septembre au Canada
Durée idéale : 10 à 14 jours pour explorer une région sans courir (Est ou Ouest).
Vols : directs Paris-Montréal (6h) et Paris-Vancouver (9h). Vols intérieurs possibles, mais les distances sont immenses : mieux vaut se concentrer sur une seule région à la fois.
Climat : à l’Est, journées douces (20 °C) et soirées fraîches (10 °C) ; à l’Ouest, contraste marqué entre Calgary (prairie sèche) et Banff (montagne).
À goûter absolument : la poutine, dont le secret réside dans le fromage en grains « squish squish » ; ses variantes vont du canard confit au homard en Gaspésie. Sur la côte du Saint-Laurent, on commande une bisque de homard ; à Montréal, un bagel-saumon toasté ; partout, on s’attarde dans les microbrasseries qui déclinent IPA houblonnées, bières fruitées ou cidres artisanaux.
Et aussi : certaines cabanes à sucre rouvrent à l’automne pour servir des festins rustiques — fèves au lard (…à l’érable), jambon glacé (…à l’érable), pancakes (…à l’érable), le tout dans une belle ambiance de guinguette forestière.
Fun fact : train, le trajet Vancouver-Halifax prend environ 6 jours sans s’arrêter. Mais si on veut vraiment s’arrêter pour explorer, il faudrait au moins un mois : le Canada est le deuxième plus grand pays du monde, presque 18 fois la France.
En septembre, la Crète reprend son souffle. La chaleur tombe d’un cran, la mer reste à 25 °C, et les villages retrouvent leur cadence, loin des foules d’août. Dans les montagnes Blanches, on croise encore des pick-ups chargés de grappes : c’est la saison des vendanges, souvent faites en famille, et certains continuent à fouler le raisin aux pieds, comme autrefois. Dans les cafés kafenio, les anciens discutent fort en jouant au tavli (le backgammon local) et trinquent au tsikoudia, ce raki crétois qu’on distille chaque automne dans des alambics de fortune.
À table, on vous sert un dakos, ce pain d’orge recouvert de tomates râpées et de feta, ou une kalitsounia, petite tourte au fromage frais, souvent au mizithra qu’on ne trouve qu’ici. Le poulpe, lui, sèche toujours au soleil sur les ports du sud avant de finir grillé avec un filet de citron. À savoir : en Crète, le mot « hospitalité » se traduit par filoxenia, littéralement « l’amour de l’étranger », et c’est une règle d’or. Le soir, la lumière d’automne adoucit les façades vénitiennes de La Canée, rappelant que l’île fut longtemps sous domination italienne avant de passer sous l’Empire ottoman, puis grec. Et quand on s’aventure dans les gorges de Samaria, on comprend mieux la géographie de l’île : une colonne vertébrale de montagnes abruptes qui sépare le nord urbanisé du sud resté plus sauvage, où l’on marche encore presque seul, avec pour seules compagnes quelques chèvres kri-kri qui se cachent dans les falaises.
La plage de Balos en Crète
Une île de plages magnifiques...
Informations pratiques pour votre voyage en Crète au mois de septembre
Durée idéale : Une bonne semaine pour combiner plages, villages et montagnes sans trop courir.
Vols : directs Paris-Héraklion (3h30). Comptez 1h de route pour rejoindre Rethymnon, 2h30 pour La Canée.
Climat : autour de 28 °C le jour, mer à 25 °C ; soirées plus fraîches en altitude.
À goûter absolument : dakos (pain d’orge, tomates râpées, feta et huile d’olive fraîche), kalitsounia au mizithra (petites tourtes au fromage), agneau rôti aux herbes de montagne, poulpe grillé sur les ports, sans oublier le raki ou la tsikoudia servis après le repas.
Fun fact : Le plus vieux vin d’Europe ! La Crète revendique la plus ancienne production de vin du continent : on a retrouvé des pressoirs vieux de 3 500 ans à Vathypetro, vestiges de la civilisation minoenne.
Septembre, c’est aussi le moment idéal pour faire cap sur la Sardaigne : les plages se vident d’un coup après la fin août, la mer garde sa douceur et l’on entend à nouveau les dialectes sardes résonner sur les places. Dans l’intérieur, c’est la saison des « cortes apertas » : les villages ouvrent leurs cours et leurs maisons, on y goûte le vin nouveau et le pecorino affiné dans la cave du voisin, pendant que les anciens montrent comment on tresse encore les culurgiones, ces raviolis fermés à la main comme un épi de blé. Du côté de Cabras, on célèbre la bottarga, cette poutargue d’œufs de mulet séchés qu’on traite ici comme de l’or : râpée sur des spaghetti, elle a même son propre festival.
La Sardaigne, c’est aussi une île qui fait partie des rares « zones bleues » de la planète, là où les habitants dépassent les 100 ans. Est-ce l’huile d’olive, le régime méditerranéen… ou le canonau, ce vin rouge corsé qu’on sert partout ? Chacun a sa théorie. C’est aussi une terre riche d’histoire, avec ses plus de 7 000 nuraghi, ces tours de pierre de l’âge du bronze, qu’on voit partout les collines. Et la géographie n’est pas en reste : montagnes au centre, vallées isolées… de quoi façonner des villages qui ont gardé chacun leur accent et leurs coutumes. On comprend alors pourquoi les Sardes parlent souvent de leur île au pluriel. Voyager en septembre, c’est se faufiler dans cette mosaïque : plages encore turquoise, fêtes de village qui battent leur plein, et l’impression de découvrir une Sardaigne plus intime, sans avoir à jouer des coudes pour avoir une table en terrasse.
Parmi les plus belles plages d'Europe
Vue aérienne du Forte Village en Sardaigne
Informations pratiques pour votre voyage en Sardaigne au mois de septembre
Durée idéale : une bonne semaine, en combinant la côte (golfe d’Orosei, Costa Smeralda) et l’intérieur montagneux.
Vols : directs Paris-Cagliari ou Paris-Olbia (2h) ; location de voiture indispensable, les transports publics sont rares hors été.
Climat en septembre : journées chaudes (25-28 °C), soirées plus fraîches ; mer autour de 24-25 °C, idéale pour la baignade.
À goûter absolument : le porceddu (cochon de lait rôti), les culurgiones (raviolis en tresse), la seadas (beignet au fromage nappé de miel) et la bottarga de Cabras, surnommée “l’or de la Sardaigne”.
Fun fact : Phéniciens, Carthaginois, Romains, Byzantins, Aragonais, Piémontais… la Sardaigne a changé de maîtres plus d’une dizaine de fois. Certains villages portent encore des noms catalans, d’autres des clochers espagnols.
Lorsqu’en Europe, les plages de Méditerranée sont gagnées par les touristes internationaux et les voyageurs d’été, avez-vous pensé à regarder plus loin ? À gagner d’autres horizons ? En juillet, il n’y a pas que sur notre beau continent qu’il fait bon vivre. Un monde d’expériences nouvelles nous attend. Découvrez nos 5 destinations plus ou moins inattendues, pour savoir où partir en juillet cette année. Grands espaces, eaux turquoise et rencontres en pleine savane sont au programme ! Oser l’ailleurs pour un voyage d’été inoubliable !
Hawaii
On commence notre liste sur les chapeaux de roues avec Hawaii, LA destination pacifique parfaite pour le mois de juillet. Au sud, l’océan devient calme, idéal pour nager avec les tortues à Lanikai (elles sont là toute l’année, mais plus visibles entre mai et septembre), explorer les coraux de Molokini ou pagayer entre les îlots volcaniques de Kailua. La force de l’archipel, c’est sa diversité, et chaque île propose une expérience différente. Sur Big Island, on randonne entre les cratères du Kīlauea, on marche sur des coulées de lave du parc national des volcans, on observe les étoiles depuis le Mauna Kea à plus de 4 000 mètres, on découvre des plages de sable noir où les tortues viennent se réchauffer.
Maui, c’est l’île du road trip. La route de Hana, avec ses 600 virages, traverse forêts tropicales, cascades, jardins botaniques, avant de grimper jusqu’au sommet du Haleakalā. Le lever du soleil là-haut est une expérience en soi. Oahu, plus peuplée, ne se limite pas à Waikiki. En juillet, les baies de Lanikai et de Kailua offrent des conditions parfaites pour le kayak et le paddle. Le North Shore, loin de la saison des gros rouleaux, se découvre à pied, en toute tranquillité. Et puis il y a Kauai. Toujours aussi spectaculaire, avec ses falaises de la Nā Pali Coast qu’on longe en catamaran ou à pied sur le Kalalau Trail. À l’intérieur, le Waimea Canyon étonne par ses reliefs rouges et verts, un paysage qu’on n’attend pas ici.
La bonne idée : combiner Hawaii avec Los Angeles ou San Francisco, pour couper le voyage, et découvrir deux villes mythiques de la côte californienne.
Kālepa Ridge, sur la côte Nā Pal à Kauai
Hawaii, le paradis des surfeurs
L’Afrique du Sud
On continue avec l’Afrique du Sud, une destination qu’on recommande vivement en juillet. Pourquoi ? C’est l’hiver austral : les températures sont fraîches le matin et en soirée, douces la journée, et même si quelques pluies peuvent tomber autour du Cap, le reste du pays reste sec. C’est la haute saison pour les safaris : les animaux sont plus faciles à repérer, l’herbe est rase, les points d’eau se font rares donc stratégiques.
L’un des parcours qu’on affectionne particulièrement chez Oovatu commence au Cap et se termine dans la savane, via la célèbre Garden Route. On découvre la Table Mountain, les vignobles de Stellenbosch, les falaises du Cap de Bonne-Espérance, avant de longer la côte vers Hermanus (où les premières baleines se montrent dès fin juillet), Knysna, les ponts de Tsitsikamma, jusqu’à Port Elizabeth. Le voyage se termine en beauté dans une réserve privée du parc d’Amakhala : safaris matin et soir, guides passionnés et nuits dans des lodges isolés…
Troisième option : le Canada, vaste et très contrasté, à aborder par deux entrées très différentes. Côté Est d’abord, le Québec offre en juillet des conditions parfaites pour randonner dans les parcs nationaux (Hautes-Gorges, Jacques-Cartier), naviguer sur le fjord du Saguenay ou observer les baleines au large de Tadoussac. Les orignaux, les ours noirs, les castors ne sont pas loin, surtout dans les réserves fauniques du nord. Et puis il y a les haltes : les marchés de Charlevoix, les microbrasseries de la Côte-Nord, les vignobles des Cantons de l’Est…
Côté Ouest, les Rocheuses sont spectaculaires : les lacs glaciaires d’un bleu magnifique sont complètement dégagés, les wapitis et les mouflons s’observent facilement autour de Jasper ou de Lake Louise. Les randonnées dans les vallées ou les forêts de cèdres rouges restent accessibles, même sans expérience poussée. La route entre Banff et Jasper : un vrai paradis pour les amateurs de road trip (conseil : se lever assez tôt pour éviter les foules). Et puis, il y a Vancouver — on peut y passer quelques jours à vélo, manger face à l’océan, partir en kayak depuis Deep Cove ou prendre un ferry pour l’île de Vancouver…
Notre conseil : Impossible de tout couvrir dans un pays près de 18 fois plus grand que la France, il faut choisir. On a rassemblé plusieurs idées d’itinéraires et de séjours chez Oovatu, ainsi qu’une sélection d’expériences à ne pas manquer ici : les 10 incontournables pour un voyage au Canada, de quoi trouver chaussure à votre pied.
Vue de Montréal, depuis le parc du Mont Royal
Peyto Lake, dans les Rocheuses canadiennes
Les Bahamas
En juillet, l’archipel des Bahamas entre dans sa saison chaude et humide, mais les alizés rendent la chaleur supportable, les averses sont souvent courtes, et les voyageurs bien moins nombreux qu’en hiver. La température de l’eau avoisinne les 28 °C, la visibilité est excellente pour le snorkeling comme pour la plongée bouteille. C’est la période idéale pour explorer les récifs peu profonds, les trous bleus, et croiser tortues, raies, requins-nourrices et poissons tropicaux.
Les Exumas restent un point fort : 365 îlots, la plupart inhabités, que l’on découvre en bateau à la journée. On s’arrête sur des bancs de sable en plein océan, on nage avec les fameux cochons, on croise des iguanes, et parfois même des requins citron. Sur Eleuthera et Harbour Island, on goûte au vrai farniente : plages roses, maisons en bois pastel, pas grand-chose d’autre à faire que lire, nager, marcher… À New Providence, on profite de Nassau pour sa facilité d’accès, ses restaurants, et quelques belles adresses bien situées à Cable Beach ou sur Paradise Island.
L’option à considérer : partir en juillet, c’est éviter les foules, profiter de tarifs plus souples. Pour un combo ville + lagons, pensez aussi à ajouter quelques jours à Miami.
Les cochons nageurs des Bahamas
Les plages paradisiaques des Bahamas
Le Botswana
Dernière idée pour un mois de juillet mémorable : le Botswana, pour son climat sec et c’est surtout l’un des meilleurs moments pour observer les animaux. Pas besoin d’aller les chercher longtemps : ils sont là, concentrés autour des points d’eau. Dans le delta de l’Okavango, qui reçoit ses plus grandes crues à cette période, on circule en mokoro entre les îlots, les éléphants, les aigrettes et les crocodiles. À Chobe, on suit la rivière en 4×4 ou en bateau — idéal en fin de journée, quand les troupeaux se rassemblent sur les berges. Plus au sud, les pans de Makgadikgadi offrent un décor totalement différent : un immense désert de sel, où apparaissent des zèbres, des autruches, et des suricates dressés sur leurs pattes. Et pour ceux qui veulent commencer ou finir le voyage en beauté : les chutes Victoria ne sont qu’à une heure de route depuis Kasane.
L’itinéraire à envisager : le trio Delta de l’Okavango, Chobe, Makgadikgadi — trois zones complémentaires, accessibles sans vols internes. Oovatu propose plusieurs circuits, prévus aussi bien pour les couples que pour les familles, avec des lodges choisis pour leur emplacement et leurs expériences.
Léopard au Botswana
Le magnifique Delta de l'Okavango
Si vous hésitez encore, nos conseillers OOVATU sont là pour vous aider à construire un itinéraire sur mesure, adapté à la saison, votre budget, vos envies et votre façon de voyager.