Que faire en Crète en une semaine ? Les incontournables

Partir en Crète, c’est un peu décrocher le jackpot des vacances. Une destination à à peine 3h de vol, accessible pour un long week-end de mai ou pendant les vacances scolaires (et encore plus belle hors saison), avec une ville vénitienne par-ci, une plage de rêve par-là, des montagnes qui dévoilent de sublimes gorges… N’oublions pas bien sûr les vestiges d’une civilisation qui bâtissait des palais il y a près de 4 000 ans, alors que Paris n’existait même pas. À mesure que les kilomètres défilent, la Crète semble constamment sortir un nouvel argument de sa manche, si bien qu’elle est aujourd’hui devenue l’indétrônable reine de la Méditerranée. Que vous voyagiez en famille ou en amoureux, nos conseillers OOVATU vous ont concocté le guide parfait pour profiter de tous les incontournables de cette île hors norme.

Les villes et villages à visiter en Crète

Avant de partir à la découverte des plages, des gorges ou des palais, il y a une question que l’on se pose tous : où poser ses valises ? Car en Crète, chaque ville a une personnalité bien à elle. Voici nos coups de cœur !

Héraklion

Héraklion souffre probablement du même problème que beaucoup de grandes villes portuaires : on la traverse davantage qu’on ne la visite. Pour beaucoup de voyageurs, elle se résume à l’aéroport, à une nuit d’hôtel ou au point de départ vers une autre région ; c’est pourtant lui rendre un bien mauvais service. Car derrière son front de mer, il est vrai parfois un peu brut, Héraklion vous réserve de belles surprises, à commencer par ce qui est probablement le plus beau musée de tout le pays : le musée archéologique de Crète, qui possède la plus riche collection au monde consacrée à la civilisation minoenne. Et puis il y a Knossos, dont on reparlera bien sûr, à quelques kilomètres du centre. Contrairement à ce que les photos laissent parfois imaginer (toujours ce même bâtiment aux trois colonnes), il ne s’agit pas d’un petit site archéologique, mais d’une immense cité. Rien que pour cela, Héraklion mérite largement que l’on s’y attarde un peu plus longtemps que prévu.

Agios Nikolaos

Agios Nikolaos cultive au contraire une atmosphère bien différente de celle des grandes villes crétoises. On vient autant pour flâner sur les quais que pour profiter du golfe de Mirabello, l’une des plus grandes baies naturelles de Méditerranée. Si elle n’a pas le spectaculaire port vénitien de La Canée (elle a d’ailleurs longtemps vécu dans son ombre), elle n’en manque pas moins de caractère. Le cœur de sa vieille ville est sans conteste son beau lac Voulismeni, un bassin tout rond relié à la mer par un étroit canal creusé à la fin du 19e siècle. Selon la légende, la déesse Athéna venait s’y baigner, ce qui explique pourquoi les habitants lui ont longtemps attribué des profondeurs sans fond. Il a fallu attendre le 20e siècle pour découvrir que le lac mesurait en réalité un peu moins de 65m de profondeur, ce qui reste déjà fort respectable. En fin de journée, les couchers de soleil viennent sublimer les eaux turquoise de la baie.

C’est également l’un des meilleurs points de départ pour explorer l’est de la Crète. Elounda, Plaka et l’île de Spinalonga, avec sa forteresse, se trouvent à quelques minutes, tandis que les villages du plateau du Lassithi et l’arrière-pays crétois se rejoignent tout aussi facilement. Même en haute saison, c’est une excellente base pour rayonner dans la région sans avoir à refaire ses valises tous les deux jours. Une adresse que nous recommandons souvent pour un premier voyage en Crète.

La Canée

La Canée est, quant à elle, un peu le centre de gravité de l’ouest crétois. Il faut dire que peu de villes réunissent autant de choses dans un périmètre aussi compact. Un vieux port où les terrasses sont pleines jusque tard dans la soirée, un joli marché couvert récemment rénové, des ruelles où l’on tombe aussi bien sur une vieille boutique de couteaux crétois que sur une excellente adresse pour déjeuner, sans oublier le quartier vénitien, qui concentre une bonne partie des plus beaux bâtiments de la ville. Car dans ce petit port, Vénitiens, Ottomans puis Grecs se sont succédé pendant des siècles, laissant derrière eux un étonnant patchwork architectural. En quelques minutes à pied, vous passerez devant une ancienne mosquée, une église orthodoxe, les anciens arsenaux vénitiens ou encore les belles façades colorées qui bordent les ruelles de Topanas. Les étudiants croisent les pêcheurs sur le port, les habitants viennent faire leurs courses dans la vieille ville et les cafés restent ouverts bien après le départ des excursionnistes. Une ville touristique, certes, mais une ville qui vit toute l’année et que nous adorons.

Réthymnon

S’il y a bien une ville où nous vous conseillons de laisser tomber Google Maps pendant quelques heures, c’est bien  Réthymnon. Car derrière son front de mer, les ruelles s’entrecroisent dans tous les sens, passent sous des arches, débouchent sur de petites placettes, puis repartent aussitôt derrière une église ou un minaret. Et quel bonheur de s’y perdre une matinée ! Comme sa cousine La Canée, la ville a connu suffisamment de conquérants pour ressembler aujourd’hui à un étonnant mélange d’architectures. On grimpe jusqu’à la Fortezza pour admirer la vue sur les toits de Réthymnon et la mer, avant de redescendre croiser les mosquées et les demeures vénitiennes qui racontent plusieurs siècles d’histoire. Et puis il y a cette longue plage qui commence pratiquement aux portes du centre historique, une particularité qui reste finalement assez rare pour une ville de cette taille.

Sissi

Vient enfin Sissi, une jolie halte que ceux qui découvrent la Crète pour la première fois ne connaissent pas toujours, mais que les habitués de l’île aiment beaucoup. Il faut dire que l’on est ici à quelques minutes seulement du palais minoen de Malia, à une trentaine de kilomètres d’Agios Nikolaos et au cœur d’une région qui concentre certains des plus beaux hôtels de Crète. Le village lui-même s’organise autour d’un petit bassin naturel qui servait autrefois d’abri aux pêcheurs lorsque la mer se montrait difficile.

Anogia

On oublierait presque que l’on se trouve sur une île. On était venu parler de la Crète, de ses plages ou de ses villages, et l’on se retrouve finalement à lever les yeux vers le Psiloritis, le plus haut sommet de l’île, qui domine toute la région du haut de ses 2 456m. Le village est connu dans toute la Grèce pour avoir vu naître Nikos Xylouris, immense star crétoise de la chanson. Mais ce qui nous plaît surtout à Anogia, c’est ce sentiment de se trouver dans une Crète que peu de voyageurs prennent le temps de découvrir. Celle des hauts plateaux, des tavernes où l’on sert un agneau élevé sur les pentes voisines, des routes qui donnent envie de continuer toujours un peu plus loin. Profitez-en pour rejoindre le plateau du Nida, à une quinzaine de kilomètres. C’est là, selon la mythologie grecque, que Zeus aurait passé une partie de son enfance après avoir été caché par sa mère à son père, Cronos.

Anissaras

Si vous préparez un premier voyage en Crète, il y a de fortes chances que vous croisiez le nom d’Anissaras au moment de choisir votre hôtel. Située à quelques minutes d’Hersonissos et à une petit demi-heure d’Héraklion, cette jolie station balnéaire s’est imposée au fil des années comme l’un des principaux lieux de séjour de la côte nord. Son principal atout tient sans doute à son emplacement. Le palais de Knossos, le musée archéologique d’Héraklion, Agios Nikolaos ou encore le plateau du Lassithi se rejoignent facilement à la journée. De quoi explorer une bonne partie de la Crète tout en retrouvant le même hôtel chaque soir. C’est d’ailleurs une option que nous recommandons souvent aux familles avec jeunes enfants, qui peuvent alterner visites, plages et excursions. Les couples adorent aussi, avec des de très beaux resorts adult only.

Archanes

À une quinzaine de kilomètres de la capitale, Archanes donne l’impression d’appartenir à une autre époque. Depuis l’Antiquité, les collines qui entourent le village sont couvertes de vignes et l’on produit ici certains des vins les plus réputés de Crète (plusieurs domaines ouvrent d’ailleurs leurs portes aux voyageurs). Nous vous conseillons de prévoir quelques heures pour flâner dans le centre du village. Les façades ont été remarquablement restaurées, les places restent animées une bonne partie de l’année et les tavernes ne manquent pas pour goûter à la cuisine crétoise. Archanes constitue également une excellente étape avant ou après la visite de Knossos. Les archéologues y ont d’ailleurs mis au jour un important palais minoen ainsi qu’une vaste nécropole, preuve que la région occupait déjà une place importante il y a près de 4 000 ans.

Les temples à visiter en Crète

En parlant de temples, vous l’aurez deviné : en Crète, il est parfois difficile de savoir où s’arrête la légende et où commence l’histoire. Une grotte aurait abrité Zeus durant son enfance, un palais aurait inspiré le célèbre labyrinthe du Minotaure, un roi aurait régné sur une civilisation aujourd’hui disparue… Si Knossos reste le plus célèbre d’entre eux, la Crète en possède une concentration remarquable ! Au sud de l’île, le palais de Phaistos domine la plaine de la Messara et offre sans doute l’un des plus beaux panoramas de l’île. Plus à l’est, le palais de Malia permet d’imaginer ce qu’était la vie dans l’un des grands centres du monde minoen. Quant à Gortyne, ancienne capitale romaine de la Crète, elle abrite encore les vestiges d’un immense forum, de thermes et l’un des plus anciens codes de lois d’Europe gravé dans la pierre.

Les plus belles plages de Crète

Balos Beach

Si vous demandez à 10 personnes de vous citer une plage crétoise, 9 vous répondront la lagune de Balos. C’est un peu la star de l’île, celle que l’on retrouve sur les couvertures de guides et les fonds d’écran de ceux qui rêvent déjà de leurs prochaines vacances. Il faut dire que ce paysage de carte postale, entre eaux turquoise et sable blanc, a tout du lieu parfait.

Pour y accéder, deux options s’offrent à vous : le bateau, choisi par la majorité des voyageurs, ou la piste qui descend depuis la péninsule de Gramvoussa ; nous avons un faible pour la seconde. Non pas parce qu’elle serait plus aventureuse, mais parce qu’elle permet de découvrir Balos de la meilleure façon qui soit : progressivement. On aperçoit d’abord un bout de rivage, puis un autre, encore plus sublime qu’on ne l’avait imaginé. Notre conseil serait simplement de privilégier le hors saison ou une arrivée tôt le matin si vous voyagez en plein été.

Red Beach

Quant à Red Beach, elle est plutôt mal nommée, car ce n’est pas vraiment le sable qui vole la vedette, mais les magnifiques falaises qui l’entourent. Ce sont elles, avec leurs teintes rouges et ocres qui évoluent au fil de la journée, qui font toute la réputation des lieux. Située à une vingtaine de minutes de marche de Matala, Red Beach attire depuis longtemps les voyageurs qui aiment sortir des itinéraires les plus courus.

Bien avant Instagram, les hippies qui avaient élu domicile dans les grottes de Matala venaient déjà s’y retrouver. L’époque a changé, mais la plage a conservé une atmosphère un peu à part. Nous vous conseillons surtout d’y venir en fin d’après-midi, avec cette lumière merveilleuse qui fait ressortir les couleurs, et les températures sont plus douces pour rejoindre la plage à pied.

Le Meilleur de la Crète, notre itinéraire sur mesure

Parmi tous ces endroits fabuleux, il n’est pas toujours facile de savoir lesquels privilégier. Et à moins de disposer de plusieurs semaines sur place, impossible de tout voir. C’est pour cette raison que nos conseillers spécialistes de la Crète ont imaginé un itinéraire qui réunit les grands incontournables de l’île, sans oublier quelques étapes plus confidentielles. Un voyage parfaitement calibré pour découvrir la diversité de l’île des Dieux, tout en gardant le temps de profiter de chaque étape…

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Quelle est la plus belle partie de la Crète ?

C’est probablement la question que l’on nous pose le plus souvent. Et comme souvent en voyage, la réponse dépend surtout de ce que vous aimez. Les fans de plages spectaculaires regarderont généralement vers l’ouest, du côté de La Canée, Balos ou Elafonissi. Ceux qui recherchent une Crète plus douce ont souvent un faible pour l’est de l’île, autour d’Agios Nikolaos, de la baie de Mirabello et de Spinalonga. Quant aux voyageurs qui aiment sortir des sentiers battus, ils se dirigent souvent dans les montagnes du Psiloritis ou sur les plateaux du centre de l’île. S’il fallait malgré tout choisir, nous dirions que l’ouest concentre sans doute les paysages les plus impressionnants, tandis que l’est est souvent celui dont on tombe amoureux.

Est-ce que ça vaut le coup d’aller en Crète ?

Sans la moindre hésitation. Peu de destinations en Méditerranée réussissent à réunir autant de joyaux sur une seule île. En une semaine, vous pouvez visiter des palais minoens, déjeuner dans un port vénitien, traverser des paysages de montagne qui semblent appartenir à un autre continent, puis terminer la journée au bord de la mer. Ajoutez à cela des vols directs depuis la France, un climat sublime pendant une grande partie de l’année et une offre hôtelière parmi les plus belles de Grèce, et l’on comprend vite pourquoi tant de voyageurs y reviennent encore et encore. La vraie question n’est peut-être pas de savoir s’il faut aller en Crète, mais plutôt quand.

Il y a mille façons de découvrir la Crète. Certains rêvent d’un hôtel les pieds dans l’eau et des plus belles plages, d’autres préfèrent se lancer sur un sentier de montagne, visiter les villages traditionnels, s’attarder dans les tavernes locales ou explorer les sites archéologiques le temps d’une visite guidée. Les amoureux de la nature ne manqueront pas non plus les paysages plus sauvages de l’île, de la palmeraie de Vaï, la plus grande palmeraie naturelle d’Europe, aux grottes riches de mille et une légendes, sans oublier l’île de Spinalonga.

Quelles que soient vos envies et votre façon de voyager, nos conseillers OOVATU vous aideront à imaginer un séjour en Crète qui vous ressemble. 

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Les Cyclades hors des sentiers battus : itinéraire de 11 jours

Oui, les Cyclades, on croit connaître. Santorin la spectaculaire, Mykonos la festive, Paros, Naxos… Et puis il y a celles qu’on évoque moins. Serifos, Sifnos, Milos… Plus calmes, plus sauvages, plus secrètes aussi. Cet itinéraire, c’est pour ceux qui préfèrent les ports sans agitation, les villages blancs sans vitrines de luxe, et les baignades sans voisins. Onze jours pour une découverte des Cyclades hors des sentiers battus, ralentir, marcher, bien manger, et dormir la fenêtre ouverte dans un calme olympien…

Étape 1 : Athènes, capitale aux mille visages (1 nuit)

Avant de filer vers les îles, on s’offre une parenthèse à Athènes, l’incontournable capitale, un brin bruyante, un peu rugueuse au premier regard, et pourtant si fascinante… L’Acropole ? Oui, évidemment. On y monte tôt, avant les groupes, quand la ville est encore à moitié endormie. De là-haut, le Parthénon surveille la ville depuis 2 500 ans — et franchement, il en impose. En redescendant, on traverse Plaka sans s’y attarder trop longtemps, puis on bifurque vers Anafiotika. Quelques ruelles, deux chats, trois escaliers, et d’un coup on est sur une île : ce quartier miniature a été bâti par des ouvriers venus d’Anafi qui ont recréé ici, au pied de l’Acropole, leur village cycladique.

Fun fact : le Parthénon n’est pas parfaitement droit. Ses colonnes sont légèrement inclinées vers l’intérieur, pour compenser les illusions d’optique… et résister aux séismes. Pratique, et plutôt visionnaire.

Pour prendre le pouls de la ville sans s’épuiser, on reste dans le centre : tout se fait à pied, le métro depuis l’aéroport est direct et climatisé (ce qui, à Athènes, relève presque du miracle). Le musée de l’Acropole vaut largement le détour : bien conçu, pas trop long, passionnant même sans être expert. Et si vous avez le temps, poussez jusqu’au Musée archéologique national : masque d’Agamemnon, fresques de Santorin, objets mycéniens… Un best-of des trésors grecs. Le soir, direction Monastiraki. Une bière ou un ouzo sur un rooftop, la vue sur les colonnes éclairées… Une belle entrée en matière.

Où loger à Athènes ?

Periscope***** – Dans le quartier de Kolonaki, chic, central, vivant. Un boutique-hôtel moderne pour ceux qui aiment marcher en ville.

Electra Metropolis***** – À deux pas de la place Syntagma, parfait pour rayonner à pied dans tout le centre historique. Rooftop avec vue sur l’Acropole.

King George*****LUXE – Adresse emblématique face au Parlement, élégance classique et service impeccable. Un vrai grand hôtel, à l’ancienne.

Étape 2 : Serifos, l’île insoupçonnée (3 nuits)

À deux heures de ferry du Pirée, Serifos se dévoile, tranquille, surmontée d’une Chora blanche perchée sur la roche. Moins connue que ses voisines, elle a longtemps été tenue à l’écart des circuits touristiques — et c’est tant mieux. Pas de marina clinquante, pas de centre redessiné pour séduire les touristes. Serifos a gardé son âme. L’histoire de l’île est rude cependant : habitée depuis l’Antiquité, elle a surtout vécu, jusqu’au XXe siècle, de l’exploitation de son sous-sol. Fer, cuivre, plomb… on en extrayait tout.

Les grandes grèves minières de 1916 ont marqué Serifos durablement, jusqu’à devenir un symbole pour le mouvement ouvrier grec. Aujourd’hui, on en voit encore les traces : tunnels, rails, bâtisses industrielles qui dorment sur les collines… Serifos est restée une île habitée, à taille humaine, avec un port simple, quelques villages éparpillés, et une Chora spectaculaire, accessible en dix minutes de bus ou vingt de marche depuis Livadi. C’est là qu’on loge idéalement, pour profiter au mieux l’île; sans voiture.

Les sentiers sont partout : anciens chemins d’ânes, lignes de crêtes, pistes qui mènent souvent à la mer. Psili Ammos est la plus accessible, parfaite pour une pause. Vagia, Ganema, Kalo Ampeli demandent un peu plus d’effort, mais offrent souvent une crique rien que pour soi. Pas de transats, pas de musique : juste le brise, la mer, et une taverne pour goûter à un bon poulpe grillé.

Fun fact : Serifos est citée dans la mythologie grecque comme l’île où Persée aurait ramené la tête de Méduse. 

Où loger à Serifos ?

-Rizes Hotel*** – Un peu en hauteur, à deux pas de la Chora. Vue imprenable, silence garanti.

Étape 3 : Sifnos, l’équilibre parfait (3 nuits)

On arrive à Sifnos par Kamares, un petit port calme, une baie en arc de cercle, la plage à quelques mètres du quai. Il y a un bus qui attend et vous emmène vers Apollonia en une vingtaine de minutes. À Sifnos, tout est à taille humaine. On loge à Apollonia si on veut être au centre, ou à Artemonas pour plus de calme. Les deux villages sont reliés par un chemin qu’on fini par connaître par cœur, bordé de bougainvilliers et de chats semi-propriétaires… Ici, on peut passer trois jours sans voiture sans jamais avoir l’impression de rater quelque chose.

Sifnos a une histoire riche. Ses mines d’or et d’argent ont fait sa renommée dans l’Antiquité, puis la poterie a pris le relais — encore aujourd’hui, on en voit partout. Il y a aussi ce nombre invraisemblable de chapelles disséminées sur les collines : certaines sont posées comme des balises, d’autres cachées au bout de sentiers improbables. Les randonnées sont superbes et bien indiquées. Et presque toujours, au bout : une crique. Vathi pour la tranquillité, Platis Gialos pour les famille. Poulati, elle, est plus confidentielle : on y accède à pied depuis Apollonia, par un chemin qui descend doucement jusqu’à une crique entre les rochers, avec une petite chapelle au-dessus.

Côté cuisine, Sifnos ne rigole pas. C’est ici qu’est né Nikolaos Tselementes, le Paul Bocuse grec du XXe siècle. Résultat : une vraie culture culinaire. Le dimanche, on mange la revithada, un ragoût de pois chiches qui a cuit toute la nuit — un plat simple, mais avec l’odeur qui reste en mémoire. Et pour le sucré, les amygdalota, ces petits gâteaux aux amandes à tomber.

Fun fact : on dit que Sifnos compte autant d’églises que de jours dans l’année.

Où loger à Sifnos ?

Windmill Sifnos Suites – The Arcades*** – Dans un ancien moulin restauré avec goût à Artemonas. Insolite, intimiste, avec beaucoup de caractère.

Verina Terra**** – À Platis Gialos, deux pas de la mer, belle ambiance cycladique, parfaite pour profiter de la plage sans s’éloigner.

Verina Astra**** – À Artemonas, au calme, vue sur la mer, chambres sublimes, coucher de soleil garanti.

Étape 4 : Milos, l’île caméléon (3 nuits)

Sur Milos, on passe son temps à dire “Wahou”. Il suffit de louer un scooter ou une petite voiture (indispensable ici, les distances sont longues et les routes parfois bien cabossées) et de partir explorer. Chaque virage donne l’impression de changer d’île : falaises rouges, plages lunaires, grottes marines, eaux turquoise… Sarakiniko, avec ses roches blanches, est sans doute l’un des endroits les plus photographiés des Cyclades. Une étendue lisse et sculptée par l’érosion, presque irréelle. On y va tôt ou en toute fin de journée pour l’éviter en mode selfie-land. À côté, Firiplaka est plus douce, Tsigrado plus acrobatique (descente par corde et échelle, prévoir des chaussures), Kleftiko se rejoint en bateau, et le reste, on vous laisse le plaisir de le découvrir… Papafragas, Kleftiko côté mer, et une bonne quinzaine d’autres plages qui méritent leur place sur la carte.

Plaka est une très belle Chora, à visiter en fin de journée, quand la chaleur retombe et que le ciel commence à faire le spectacle. On y grimpe pour voir le coucher du soleil, on redescend en zigzagant dans les ruelles étroites. Klima vaut aussi le détour : un ancien village de pêcheurs avec des maisons colorées et les pieds dans l’eau, idéal en fin d’après-midi.

Fun fact : C’est ici, à Milos, qu’a été découverte la fameuse Vénus, aujourd’hui au Louvre, un peu par hasard dans un champ. Comme quoi, parfois ça vaut le coup de fouiller un peu.

Où loger à  Milos ?

-White Coast Pool Suites***** – Au nord de l’île, à Agios Nikolaos, près de Sarakiniko. Une adresse exclusive, réservée aux adultes, idéale pour le calme et les couchers de soleil spectaculaires.

-Aera Milos Villa*** – Une maison suspendue sur les hauteurs de Tripiti, avec une vue incroyable sur la baie. Calme, lumière, espace : parfait pour se reposer.

Si cet itinéraire pour découvrir les Cyclades hors des sentiers battus vous parle, OOVATU vous le propose en version entièrement personnalisée : Les Cyclades autrement. Onze jours entre îles magnifiques, hôtels choisis avec soin, traversées fluides et belles étapes, sans courir. Et si vous avez quelques jours de plus, il est facile de prolonger l’escapade : Folegandros, pour sa Chora vertigineuse, ou Paros, plus animée, mais avec de vraies pépites hors saison.

L’automne, la saison idéale pour partir aux Cyclades ?

En septembre, les vacances scolaires sont terminées et les familles sont reparties vers leurs foyers. Le moment rêvé pour s’octroyer des vacances paisibles dans une des plus belles régions du monde : les Cyclades. On pense connaitre par cœur le paysage apparemment uni de ces îles grecques : maisons blanches, eaux bleus, peu de végétation ; un décor très brut. Mais en poussant un peu l’exploration, on se rend vite compte que chaque île a un petit quelque chose de particulier à offrir.

Une tranquillité imperturbable

En choisissant de partir pendant l’arrière-saison, ce sont des vacances plus reposantes qui s’offrent à nous. Lors d’un voyage à Sifnos, perdus dans les paysages arides du Nord, on se délecte de l’impression suave de pouvoir prendre son temps. Dans cette partie de l’île tout en ocre, gris et doré, où l’on ne trouve rien de plus qu’un vieux monastère et un petit hameau, on découvre de minuscule criques en bas de longs escaliers. Après les avoir descendus, on plonge depuis les rochers dans des eaux translucides qui se teintent de vert émeraude, sans autre compagnon que le bruit d’une brise légère. L’endroit idéal pour une après-midi de snorkeling.

Les voyageurs avertis, à la recherche d’expériences authentiques, ont tendance à éviter un séjour à Paros, île qui semble parfois victime de son succès. Pourtant, une fois passées Parikia et Naoussa, on découvre des paysages d’une rare beauté, libérés des afflux touristiques estivaux. A l’Est, la très belle Golden Beach est une destination très prisée, bien que moins fréquentée en basse saison. Les plus curieux pourront aussi s’écarter des beach clubs pour découvrir la plage sauvage de Santa Maria : c’est là qu’est construit l’hôtel Seven Santa Maria, un lieu de villégiature privilégié (à réserver longtemps à l’avance).

A l’intérieur des terres, le très joli village de Lefkès permet une promenade agréable dans ses rues étroites : royaume des chats qui les arpentent inlassablement, on s’y régale du spectacle des petites maisons blanches typiques, où des branches de bougainvilliers forment d’harmonieuses tâches roses en haut des murs.

De vraies rencontres

C’est d’ailleurs en visitant les villages que l’on découvre un nouvel intérêt à séjourner dans les Cyclades au début de l’automne : le contact avec les habitants. Après le stress généré par les périodes de pic de fréquentation, ceux-ci se détendent et sont beaucoup plus enclins à converser avec les visiteurs. Chaque île renferme des villages aux ambiances uniques. C’est certainement sur Kimolos qu’elle est la plus authentique. L’unique village est épargné par l’atmosphère effervescente qu’on retrouve à d’autres moments de l’année dans l’archipel. Quand on s’y promène le soir, on a le plaisir de côtoyer des grand-mères au chignon gris, drapées dans des châles noirs et l’on a un bel aperçu de ce qui fait le quotidien de l’île.

Et puis, en séjournant dans la région aux alentours du 10 septembre, on profite des animations du Festival de Gastronomie Cycladique, qui est une belle occasion pour les locaux de faire la fête. La culture régionale est très vivante et les gens ont un réel amour pour elle. C’est un spectacle émouvant que de les voir exécuter à la perfection des danses traditionnelles, toutes générations confondues.

Le soleil toujours au rendez-vous

Si l’arrière-saison est l’occasion de profiter d’un rythme de vie différent, elle n’empêche pas des activités plus classiques. On a beau être plus loin dans l’année, profiter des plages et de la mer n’en reste pas moins agréable. C’est même tout l’inverse : les températures sont plus douces et l’eau a emmagasiné toute la chaleur de juillet et août. Ce sont les conditions optimales pour piquer une tête dans les eaux translucides, en s’épargnant la difficulté de trouver un coin de sable libre pour étendre sa serviette. L’occasion aussi de s’aventurer vers des paysages méconnus, comme celui, lunaire, des rochers blancs de la plage Sarakiniko, à Milos. En cette période de l’année, les couleurs du ciel s’intensifient, et l’on peut profiter de couchers de soleil incomparables. Le Castro de Sifnos, à flanc de montagne, est le meilleur endroit pour contempler ce spectacle. A l’heure où les murs des maisons se teintent de rose et d’orange, les terrasses des restaurants offrent une vue imprenable sur la mer rougeoyante et les îles alentour.

Pour organiser votre prochain voyage en Grèce, contactez les spécialistes du bassin méditerranéen chez OOVATU par téléphone au 01 83 777 007 ou sur www.oovatu.com.

Péloponnèse, une épopée inoubliable

Depuis Athènes jusqu’au Péloponnèse, Sandrine, a pris part à un fabuleux périple qui lui a fait découvrir les plus beaux sites archéologiques et naturels de cette région préservée et trop souvent oubliée. Retour sur ce voyage dans le berceau de la mythologie grecque.

Quel a été ton sentiment en découvrant pour la première fois le Péloponnèse ?

C’était une très belle surprise ! J’ai découvert des paysages que je ne m’attendais pas à voir en Grèce. La région est vallonnée, verdoyante et très fleurie, surtout au printemps. J’avais déjà eu l’occasion de visiter Rhodes et la Crète, mais je n’avais jamais vu le pays sous cet angle plus montagneux, absolument sublime. C’est une région qui diffère réellement des autres et qui invite à de longues balades et à se perdre dans la nature.

C’est également une région connue pour ses vestiges archéologiques… Quel site t’a le plus marqué ?

Sans hésiter, celui de Mistra. Il se visite en deux temps, ce qui est d’autant plus agréable car on peut faire une petite pause déjeuner et profiter de l’environnement à sa guise. La partie basse est composée de plusieurs églises et monastères tout en pierres, dont celui de la Pantanassa où vivent encore des religieuses orthodoxes. Ils sont très bien conservés, tandis que dans la ville haute, on découvre les ruines d’une ancienne forteresse byzantine, laissée à l’abandon dans les années 1950. Ici, le réel attrait pour moi est la vue époustouflante ! Le site domine les plaines, parsemées d’arbres typiquement méditerranéens et de petites maisons aux toits en tuiles rouges. C’est très apaisant, on prend le temps de respirer un grand coup et on profite simplement du panorama.

Ton hôtel préféré ?

J’ai eu un vrai coup de cœur pour le Kyrimai, point d’orgue ce circuit dans le Péloponnèse. C’est un petit hôtel établi dans d’anciennes demeures en pierre datant du XIXe siècle, posé au bord des eaux cristallines d’une baie reculée, à l’abri des masses de touristes. On retrouve vraiment ce côté charmant et authentique dans l’architecture évidemment, mais aussi dans les chambres qui sont toutes différentes les unes des autres et très chaleureuses. Au petit-déjeuner, on ne choisi pas ce que l’on mange, le personnel nous apporte les bonnes viennoiseries du jour, des fruits, différentes confitures maison, c’est un régal.

Qu’as-tu pensé de la cuisine grecque justement ?

La moindre des choses que l’on puisse dire c’est que les Grecs maîtrisent l’art de la cuisine et des bons produits. Tout est très frais. Ils ont réussi à me faire aimer des choses que je n’apprécie pas d’habitude, comme le tzatziki. À table, il y a toujours une ambiance conviviale car ils ont cette culture « family style », on partage plusieurs mezzé, du caviar d’aubergines, du ktipiti, des feuilles de vigne farcies, du poulpe à l’huile d’olive… Sans oublier l’incontournable salade grecque, simple mais délicieuse. En Grèce, les tomates ont encore ce vrai goût de plus en plus difficile à trouver, ça fait un bien fou !

À quel type de voyageurs conseillerais-tu la région ?

Les amoureux d’archéologie et d’histoire seront tout de suite conquis par ce que le Péloponnèse a à offrir. Il ne faut pas oublier que c’est le berceau de la mythologie grecque ! Les couples ou les familles avec des adolescents pourront coupler visites culturelles, balades dans la nature et séjour en bord de mer, ce qui est génial. On peut voir plusieurs facettes du pays en restant dans la même région. Je le conseille moins aux familles voyageant avec des enfants en bas âge à moins de séjourner dans un resort comme le Westin Costa Navarino qui propose de nombreuses activités au sein même de l’hôtel, car les distances sont tout de même assez longues.

Quelle est la meilleure façon de découvrir le Péloponnèse ?

Le mieux, c’est d’être indépendant et de louer une voiture pour faire le tour à son rythme. On peut ainsi faire des randonnées, des pique niques dans les hauteurs, prendre plus de temps sur un site que sur un autre, se reposer autant qu’on le souhaite dans des baies romantiques… En arrivant à Athènes en avion, on peut faire une pause deux jours pour visiter ses lieux mythiques comme l’Acropole et le quartier de la Plaka, puis prendre la route vers le Péloponnèse en toute sérénité. En chemin, il ne faut pas oublier de faire une courte halte au canal de Corinthe, qui est tout de même impressionnant à voir, surtout si on a la chance d’y être en même temps que le passage d’un bateau !