Où partir en mai ? Les meilleures destinations

Mai, c’est ce moment un peu à part dans l’année ; les ponts s’enchaînent, les journées s’étirent, et surtout, on peut voyager presque partout dans des conditions absolument parfaites, avec un soleil au beau fixe, sans la foule de juillet-août. C’est le mois où l’on recommence à vivre dehors, où les terrasses se remplissent, où l’on regarde les billets d’avion avec l’envie de commencer l’été avant l’heure. Alors, que ce soit pour un long week-end, un voyage en famille ou une parenthèse en amoureux, nos conseillers OOVATU vous ont concocté une liste des meilleures destinations pour partir sans plus attendre !

Où partir en mai en Europe ?

La Crète, pour des vacances au soleil

Années après années, la Crète revient toujours en tête de notre top des meilleures destinations en Europe au printemps, et pour cause… Au mois de mai, l’île des Dieux est encore bien verte, et affiche une météo exceptionnelle avec des températures qui tournent autour de 25 °C ; exactement ce qu’il faut pour alterner les visites de sites emblématiques et les premières baignades de l’année…

Le printemps crétois dans toute sa splendeur

En Crète, vous pourrez passer des plages paradisiaques aux villages de montagne, des gorges de Samaria (longues de 16 km, très accessibles à cette période sans les grosses chaleurs ni la foule de touristes), aux petites tavernes en bord de mer où vous n’aurez pas à faire la queue pour un dakos ou du poisson grillé et où vos voisins de tables ne parleront qu’en grec… L’avantage non négligeable, c’est aussi l’espace : même à Balos ou Elafonissi, vous aurez de grandes chances d’avoir la plage pour vous.

Explorer une île aux mille visages

Mais réduire la Crète à ses plages, ce serait passer à côté de l’essentiel. C’est une île avec une vraie profondeur, une histoire qui remonte à la civilisation minoenne, dont le palais de Knossos est le symbole, et une identité bien à elle dans le monde grec. Et puis il y a ce relief, omniprésent. Avec plus de 300 jours de soleil par an et des montagnes qui découpent l’île dans tous les sens, les paysages changent en permanence : criques, plateaux, sentiers de randonnée… On ne s’ennuie jamais. Mais la voiture reste indispensable, et il ne faut pas sous-estimer les distances. L’une des plus belles destinations du bassin méditerranéen !

  • Pour qui ? Les amateurs de randonnées, de plongée, les férus d’histoire, les familles qui veulent profiter des vacances scolaires sans trop d’organisation en amont… La Crète fait partie de ces destinations qui mettent tout le monde d’accord.
  • Combien de temps de vol ? Comptez environ 3h30 de vol pour rejoindre Héraklion ou La Canée.
  • Combien de temps sur place ? Prévoyez au moins une semaine, car la Crète est une île immense. Pour un itinéraire de rêve pensé sur-mesure pour nos voyageurs, découvrez Le meilleur de la Crète, qui équilibre parfaitement plages, immersion authentique et sites emblématiques.
  • Que faire en Crète ? Là encore, nos conseillers ont pensé à tout avec un top 10 des choses à voir en Crète.

Découvrir tous nos séjours en Crète

La Sardaigne, l’une des plus belles destinations en Europe

Plus confidentielle que sa voisine corse, la Sardaigne surprend souvent au mois de mai ; c’est sans conteste le moment idéal pour la découvrir, grâce à une météo sublime. Là aussi, les plages sont superbes, avec une mer qui dépasse les 20 °C, et des températures dans l’air qui oscillent autour des 25 °C, parfaites pour alterner mer et visites sans subir les grosses chaleur de juillet-août.

Entre criques secrètes & villages authentiques

Ce que nous aimons ici par dessus tout, c’est ce contraste permanent entre une mer incroyablement limpide (notamment du côté de la Costa Smeralda, absolument à couper le souffle, ou de l’archipel de la Maddalena, accessible en bateau depuis Palau) et un intérieur des terres beaucoup plus sauvage. Il suffit de s’éloigner vers la Barbagia pour découvrir une autre facette de l’île, plus secrète, plus authentique, avec ses villages comme Orgosolo, connu pour ses fresques murales, ou Mamoiada.

La Sardaigne, c’est aussi une île vraiment à part en Méditerranée, marquée par une histoire très ancienne. On y trouve plus de 7 000 nuraghes, ces mystérieuses tours de pierre datant de l’âge du bronze, disséminées un peu partout… Le plus impressionnant reste Su Nuraxi di Barumini, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

  • Pour qui ? Les amoureux de plages spectaculaires, les voyageurs curieux qui aiment creuser un peu la destination, et ceux qui veulent un mélange mer + culture sans les foules. Un cadre idyllique pour une échappée en amoureux de quelques jours.
  • Combien de temps de vol ? Environ 2h à 2h30 depuis les grandes villes européennes, selon votre point d’arrivée.
  • Quoi manger ? Le porceddu (cochon de lait rôti), le pecorino, ou les culurgiones (raviolis sardes).
  • Combien de temps sur place ? Idéalement 5 à 7 jours. Comme pour la Crète, mieux vaut se concentrer sur une région (nord ou sud) plutôt que vouloir faire toute l’île.

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Le Péloponnèse en Grèce, pour un voyage hors du temps

On retourne déjà en Grèce, mais dans une région qui n’a rien à voir avec les îles. Si vous cherchez à éviter les foules tout en gardant cet esprit grec que l’on adore, nous vous donnons rendez-vous dans le fabuleux Péloponnèse. Moins fréquenté, plus vaste aussi, il concentre une richesse assez impressionnante, entre sites antiques, villages de pierre et côtes encore très préservées. Un excellent choix au mois de mai et tout à fait faisable en famille.

Entre culture & nature

Après 1 ou 2 nuits à Athènes, direction le sud-est avec Nauplie, d’abord, et ses façades pastel et son air un peu italien, puis les grands sites comme Épidaure, dont le théâtre est connu dans le monde entier pour son acoustique absolument folle, ou Mycènes, qui raconte à lui seul une partie des origines de la Grèce antique. Et puis, en continuant vers le sud, dans le Magne, on découvre des paysages sauvages, avec ses tours de pierre, ses villages presque accrochés aux montagnes, et cette impression d’être seuls au monde… Une immersion authentique très différente de l’image classique que l’on se fait du pays.

Prendre la route

C’est vraiment la destination idéale pour un road trip, en couple mais aussi avec de jeunes enfants, puisque les distances restent raisonnables entre les étapes. En commençant votre boucle depuis Athènes, vous roulez rarement plus de 2 à 3 heures, ce qui vous laisse le temps de vous arrêter quand bon vous semble, de visiter et de vous baigner dans des eaux turquoise… D’autant plus qu’au mois de mai, la météo est particulièrement douce. Vous profitez aussi de cette sensation de calme, assez rare en Grèce à l’approche de l’été. Et sans surprise, la voiture devient vite indispensable : là encore, c’est elle qui donne toute la liberté de découvrir ce Péloponnèse plus confidentiel.

  • Pour qui ? Les amateurs de road trip, d’histoire et de nature, ceux qui veulent voir « une autre Grèce », plus authentique et moins attendue.
  • Combien de temps de vol ? Environ 3h à 3h30 pour Athènes depuis les grandes villes européennes, puis 1h30 à 2h de route pour rejoindre les premières étapes.
  • Quoi manger ? Goûtez à l’huile d’olive locale (parmi les meilleures de Grèce) bien sûr, mais aussi les grillades, les mezzés, les fromages de brebis, sans oublier les petites tavernes où vous pouvez commander un peu au hasard sur la carte, vous ne serez jamais déçus !
  • Combien de temps sur place ? Idéalement 12 jours pour profiter en construisant une boucle au départ de la capitale.

Découvrez tous nos séjours dans le Péloponnèse

Où partir en mai en famille ?

Botswana, un pays chaud à visiter absolument

Le Botswana est une destination absolument exceptionnelle pour un voyage en famille au mois de mai, à condition d’avoir envie de nature, la vraie. À cette période, on entre dans la saison sèche, ce qui change complètement la donne, puisque la végétation s’éclaircit, les points d’eau deviennent plus rares et donc des passages obligés pour les animaux. Résultat : les observations sont beaucoup plus faciles…

Le meilleur moment pour un safari

Dans le delta de l’Okavango ou du côté de Chobe, vous organisez vos journées autour de ces moments clés, tôt le matin et en fin de journée, quand la lumière est plus douce et l’activité animale plus intense. Vous partez avec des guides et des trackers qui lisent le terrain, interprètent le vent et les traces qui, pour nous, passent inaperçues…

Ce qui rend également l’expérience unique ici, c’est aussi la diversité des safaris que vous pouvez faire. Un jour en 4×4, le lendemain sur l’eau en mokoro, cette pirogue traditionnelle qui glisse silencieusement entre les roseaux… Sans oublier des expériences plus exclusives, comme le vol en montgolfière, à faire au moins une fois dans sa vie !

  • Pour qui ? Les voyageurs en quête d’aventure et de découverte qui veulent découvrir un pays fabuleux.
  • Combien de temps de vol ? Comptez environ 10 à 12h de vol (souvent avec escale) pour rejoindre Maun ou Kasane.
  • Quelle est la meilleure période ? De mai à octobre car c’est la fin de la saison des pluies, ce qui engendre une augmentation de la concentration animale autour des points d’eau.
  • Combien de temps sur place ? Au moins 10 jours pour combiner Okavango, Chobe et éventuellement le désert du Kalahari.

Découvrez tous nos safaris & circuits au Botswana

L’est Canadien, une région pleine de surprises

Autre destination magnifique au printemps : l’est canadien, et plus précisément le Québec et l’Ontario. C’est un moment assez particulier, presque un entre-deux, pendant lequel l’hiver s’efface doucement et où la nature repart d’un coup, les animaux sortent de leur longue hibernation… et dans les villes comme Montréal, Québec ou Ottawa, tout redémarre au quart de tour : les terrasses rouvrent, les marchés reprennent, avec cette énergie très nord-américaine inimitable.

Entre villes & grands espaces

Depuis Montréal, qui mérite au moins 2 nuits à elle seule, il suffit de quelques heures pour s’immerger dans les grands espaces. Si vous décidez de prendre la direction du nord, vous découvrirez, du côté de Charlevoix, façonné par un ancien cratère météoritique, la Mauricie et ses grandes forêts, ou encore les Laurentides, très accessibles pour une première immersion nature. Ce qui frappe, c’est cette sensation d’immensité que l’on retrouve rarement en France, avec des paysages vraiment à grande échelle.

Et puis, le mois de mai marque un vrai basculement, où les forêts s’animent, les animaux réapparaissent et tout semble se remettre en mouvement. Si vous avez l’oeil, et un peu de patience aussi, vous pourrez apercevoir des orignaux en lisière de forêt, parfois assez proches, ou des castors le long des rivières. Les oiseaux migrateurs sont partout, et sur le fleuve Saint-Laurent, du côté de Tadoussac, les premières baleines commencent à remonter à partir de la mi-mai…

  • Combien de temps de vol ? Environ 6h de vol direct pour Montréal depuis la France.
  • Combien de temps sur place ? Quitte à traverser l’Atlantique, nous vous conseillons de prévoir un peu plus longtemps sur place, disons 3 semaines vols inclus. Une durée idéale pour profiter et découvrir au maximum cette belle région d’Amérique du Nord en combinant villes et quelques étapes plus nature. Et puis, avec ces grandes distances, le road trip reste une très bonne option, mais OOVATU vous propose aussi de découvrir la région en train, une expérience unique pensée par nos experts Canada.

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Où partir pour un week-end en mai ?

Grèce, pour un séjour au soleil à quelques heures de vol

Athènes et la mer, le duo parfait

Nous y retournons encore une fois, le temps d’un week-end, dans cette destination plurielle dont nous avons décidément bien du mal à nous passer… Pour une parenthèse dépaysante sans partir trop loin, Athènes est l’une des meilleures options en Europe. Vous commencez par la ville, bien sûr, avec l’Acropole (allez-y dès l’ouverture), puis les ruelles de Plaka et surtout Anafiotika, souvent ignoré, avec ses petites maisons blanches presque cycladiques en plein cœur de la ville. Et puis, très vite, vous basculez ailleurs ; c’est tout l’intérêt de cette partie du sud de l’Europe, où les distances sont courtes et les contrastes immédiats.

En fin de journée, cap sur la Riviera athénienne. En 30 à 45 minutes, vous rejoignez Vouliagmeni, sans doute l’un des meilleurs points de chute, avec son beau lac, naturellement chauffé, qui permet de se baigner même quand la mer est encore fraîche, tandis que les petites criques autour sont parfaites pour une fin de journée. Nous aimons aussi pousser jusqu’au cap Sounion, notamment pour le coucher du soleil face au temple de Poséidon, un grand classique, mais qui fait toujours son petit effet.

Découvrez tous nos séjours sur la Riviera d'Athènes

Cap sur les îles

Et si vous avez un peu plus de temps, vous pouvez tout à fait partir directement dans les îles, à condition de bien les choisir. Pour un format court, nous vous conseillons de privilégier des îles proches et faciles d’accès, comme Paros et Naxos : en 2h30 à 3h de ferry depuis le Pirée, vous arrivez dans des îles assez vivantes au printemps, avec des villages comme Naoussa ou Naxos Chora, de très belles plages, et surtout une vraie diversité entre mer et intérieur des terres. Corfou, aussi, du côté ionien, propose quelque chose de différent : plus verte, presque italienne dans son atmosphère, elle se découvre très bien en quelques jours, entre villages pastel, criques sublimes et collines couvertes d’oliviers. Ce qui fait la différence en mai, c’est ce calme encore très présent puisque les hôtels viennent de rouvrir et vous profitez des lieux sans l’agitation estivale.

  • Combien de temps pour s’y rendre ? Environ 3h à 3h30 de vol pour Athènes.
  • Quelles îles sont à privilégier ? C’est le moment idéal pour profiter des Cyclades sans les foules.
  • Combien de temps partir ? Idéalement 5 jours, en combinant Athènes et la mer, ou une île proche. Parfait pour un des ponts du mois de mai !

L’Andalousie, l’une des meilleures destinations au printemps

Enfin, difficile de faire mieux que l’Andalousie pour un week-end ensoleillé. Les températures oscillent entre 25 et 30 °C en journée, les orangers sont encore en fleurs dans certaines villes, et cette lumière si particulière du sud de l’Espagne donne aux façades une teinte presque dorée au coucher du soleil.

La magie andalouse

Mais au-delà du climat, vous profitez de cette profondeur historique et culturelle que l’on ressent partout dans le sud du pays. L’Andalousie a été pendant plusieurs siècles un carrefour entre cultures arabe, chrétienne et juive, et cela se lit encore dans l’architecture, la cuisine, la musique… À Séville, l’Alcazar mêle influences mauresques et chrétiennes, à Cordoue, la Mezquita impressionne par ses innombrables colonnes, et à Grenade, l’Alhambra domine la ville comme un rappel de l’époque d’Al-Andalus.

Entre terre et mer

C’est la meilleure période de l’année pour profiter de quelques jours dans le sud du pays, à condition d’adapter un peu votre rythme : commencer le matin, faire une pause en début d’après-midi pour la siesta, puis ressortir quand la chaleur retombe. Très vite, vous aurez aussi envie de sortir des centres historiques. Il vous suffit alors de prendre la route pour rejoindre les sublimes villages blancs, comme Ronda ou Zahara de la Sierra, perchés au-dessus des vallées.

Et puis, en Andalousie, la mer n’est jamais très loin, accessible notamment depuis le centre-ville de Cadix, tandis que Tarifa, à la pointe sud de l’Europe, fait face au Maroc, à seulement 14 km. Ce contraste entre villes chargées d’histoire, arrière-pays et littoral donne à la région une diversité assez unique sur un format court.

  • Combien de temps pour s’y rendre ? Environ 2h30 de vol pour Séville ou Malaga depuis la France.
  • Combien de temps partir ? Parfait sur 3 à 4 jours, en combinant une ville et une escapade dans les villages ou à la mer. D’autant plus que les distances sont courtes : 1h à 2h entre les grandes villes, idéal pour un week-end.

Découvrez tous nos séjours en Andalousie

Un city trip dans le sud de l’Europe, des aventures en famille ou une belle échappée au soleil… Chez OOVATU, nous vous accompagnons pour trouver la destination idéale au mois de mai et créer un voyage qui vous ressemble vraiment. En quête de soleil, de nature, de culture ou simplement d’un week-end pour déconnecter ? Nos conseillers sont à vos côtés à chaque étape. Contactez-les et commencez à imaginer votre prochaine escapade !

Que faire dans le Péloponnèse ? Road trip de 2 semaines

De toutes les régions de Grèce, le Péloponnèse est sans doute la plus secrète, la plus mystérieuse pourrait-on dire, mais certainement aussi l’une des plus surprenantes… Elle concentre à elle seule une grande partie de ce qui fait la magie du pays : des cités antiques magnifiques que nous connaissons tous de nom, des villages médiévaux cachés dans les collines, des petites routes bordées d’oliviers et des ports où l’on déguste un poulpe grillé au son des cigales. C’est cette dolce vita à la grecque que nous aimons tant, et que nous vous emmenons découvrir.

À peine franchi le canal de Corinthe depuis Athènes, vous y voilà, dans ces territoires de montagnes où tout n’est que mythe ou légende. Olympie, Épidaure, Sparte… Autant de lieux qui racontent plusieurs millénaires d’histoire grecque.

C’est aussi LA région du road trip, parce que la richesse de la région n’a d’égal que la variété de ses paysages. En 10 jours, vous aurez le temps de faire une belle boucle (départ et arrivée à Athènes), en passant par l’Argolide bien sûr et ses grands sites millénaires, la Laconie plus sauvage autour de Mystra et Monemvasia, ou encore la Messénie pour ses magnifiques plages. Parce que oui, le Péloponnèse ce ne sont pas que des visites, ce sont aussi des criques incroyables et des eaux turquoise, sans la foule des Cyclades.

La Grèce en 2 semaines : que visiter dans le Péloponnèse ?

Mycènes & Epidaure

Commençons par les deux icônes du Péloponnèse, ce duo qui résume à lui seul l’histoire antique de la région ; on pourrait leur consacrer tout un article tant ces deux cités sont légendaires : Mycènes et Épidaure.

À Mycènes d’abord, ancienne cité du roi Agamemnon, on remonte aux origines mêmes de la civilisation grecque. Derrière ses remparts, la célèbre Porte des Lionnes marque l’entrée de l’une des cités les plus puissantes de l’Antiquité. Comptez environ 2h pour visiter l’acropole, explorer les tombes royales et profiter du joli panorama qui entoure ces ruines millénaires.

Vous lirez d’ailleurs souvent que ces murailles sont « cyclopéennes », et pour cause : certains blocs pèsent plus de… 10 tonnes ! Les Grecs de l’Antiquité pensaient donc que seuls des Cyclopes avaient pu les construire, d’où cette expression encore utilisée aujourd’hui.

De retour dans la voiture, vous rejoindrez Épidaure en une quarantaine de minutes. Un autre incontournable, qui doit sa célébrité à son théâtre antique et à son acoustique absolument exceptionnelle. Votre guide fera peut-être même la démonstration de la pièce de monnaie : même assis au dernier rang, à près de 60 mètres de la scène, on en perçoit le tintement…

Autour du théâtre, les vestiges du sanctuaire d’Asclépios, dieu de la médecine, rappellent aussi que l’on venait ici autant pour se soigner. Dans l’Antiquité, des serpents sacrés (non venimeux) circulaient même librement dans le sanctuaire, car ils étaient associés au dieu guérisseur. C’est d’ailleurs de là que vient le symbole du serpent enroulé autour d’un bâton, devenu aujourd’hui l’emblème universel de la médecine.

Nauplie

Après les grands sites antiques, place à une étape plus douce : Nauplie, l’une des plus belles villes du Péloponnèse, avec ce charme italien que l’on adore ; la ville a en effet été sous domination vénitienne pendant plusieurs siècles, ce qui explique une architecture assez différente du reste du pays.

Vous adorerez vous balader dans ce lacis de petites ruelles et admirer les jolies façades colorées, puis remonter tranquillement vers la forteresse de Palamidi. Sachez cependant que l’ascension est assez sportive (900 marches environ). Mieux vaut donc la prévoir le matin, mais vous pouvez tout à fait rejoindre la forteresse en voiture. Une fois en haut, vous pourrez admirer le panorama sur la baie d’Argolide, absolument magnifique, mais aussi un autre symbole de la ville, plus surprenant : cet impressionnant îlot-château posé juste en face du port, Bourtzi. Ancienne forteresse chargée de protéger l’entrée de la baie, elle donne aujourd’hui à Nauplie un vrai air de décor de cinéma.

Mais Nauplie, ce sont aussi ses plages. À commencer par Arvanitia, tout près du centre, et surtout Karathona, un peu plus loin (quelques minutes en voiture). En été, il peut y avoir un peu de monde, c’est vrai, mais en suivant les sentiers qui longent la côte (prenez de bonnes chaussures), vous pourrez partir à la recherche de votre crique privée pour la journée.

Mystra

À une poignée de kilomètres de Sparte, la mystérieuse Mystra, où l’on arrive au pied de la colline sans forcément imaginer les merveilles qu’elle recèle. Au fil de la montée apparaissent peu à peu des églises byzantines, des monastères, des palais en ruine, des maisons de pierre envahies par la végétation, et tout en haut, le château… Toute une ville médiévale accrochée aux pentes du Taygète.

Fondée au 13e siècle, Mystra devient rapidement l’un des grands centres du monde byzantin. Les empereurs y séjournent, les artistes et les philosophes s’y installent ; c’est même ici qu’est couronné le dernier empereur byzantin, en 1449, quelques années seulement avant la chute de Constantinople. Une ville brillante, devenue peu à peu une ville fantôme.

Peut-être moins spectaculaire que certains grands sites antiques, la ville reste un immanquable du Péloponnèse, avec quelque chose d’un peu surréaliste dans la visite. Et puisque vous êtes aussi à 5 km de Sparte, autant aller y faire un petit détour. Si les ruines y sont moins nombreuses, cela fait toujours quelque chose de marcher sur les traces de Léonidas !

Monemvasia

Puis vient l’impressionnante Monemvasia. Impressionnante d’abord par son relief, sur un immense rocher posé dans la mer, relié au continent par une seule route (d’où son nom en grec, qui signifie « une seule entrée »).

Impressionnante aussi, puisqu’une fois la porte franchie, vous entrez dans un véritable décor du Moyen Âge. La ville basse, la seule encore habitée aujourd’hui, a retrouvé une seconde vie avec quelques hôtels de charme, des tavernes et des terrasses avec vue sur la mer.

Pour le coucher du soleil, nous vous conseillons de monter vers la ville haute, abandonnée depuis des siècles. C’est un peu sportif là encore (mais après Nauplie, plus rien ne vous arrête !). L’église d’Agia Sofia domine toute la mer Égée, avec une vue magnifique sur les falaises. C’est vraiment une ville hors du temps, encore plus que Mystra d’ailleurs, puisqu’elle reste en grande partie en bon état et toujours habitée ; l’un de nos coups de cœur du Péloponnèse.

Le Magne & Vathia

En quittant Monemvasia direction le sud, la route longe encore un moment la mer avant de bifurquer vers l’intérieur, c’est là que vous entrez dans l’une des régions les plus étonnantes du Péloponnèse. Bienvenue dans le Mani, ou Le Magne, où les villages prennent une allure très particulière avec leurs fameuses maisons-tours de pierre. Pendant des siècles, les familles du Magne vivaient dans ces habitations fortifiées, construites autant pour se défendre des pirates que… des voisins. L’histoire locale est pleine de querelles de clans, et l’architecture en garde assez clairement la trace.

Vous en trouverez l’un des plus forts exemples une fois arrivé à Vathia. Sur une crête face à la mer, ce joli village ressemble presque à une petite citadelle abandonnée. L’endroit a quelque chose de cinématographique, c’est d’ailleurs l’un des passages obligés pour les photographes puisque la vue s’ouvre sur toute la côte du Magne, avec cette lumière magnifique qui fait ressortir la pierre ocre des maisons.

Gythio & Gerolimenas

Cap maintenant vers l’un des villages les plus charmants de la région, Gythio ; un joli port grec à 40 km au sud de Sparte, qui fut longtemps l’ancien port de la cité. Les maisons colorées sont proches de l’eau et l’on aime se promener le long du quai, face aux bateaux de pêche.

Grèce oblige, Gythio a lui aussi son amphithéâtre antique, aujourd’hui en accès libre. Mais la curiosité la plus connue du port reste l’île de Kranai. Selon la légende, c’est ici que Paris et Hélène auraient passé leur première nuit avant de partir pour Troie, déclenchant la célèbre guerre racontée par Homère.

Et puis, direction Gerolimenas, un minuscule village de pierre posé autour d’une jolie baie. Son nom signifie « le port sacré » en grec, puisque les navires venaient déjà s’y abriter dans l’Antiquité. Parfait pour une petite pause ou un pique-nique.

Messène

Encore étonnamment méconnue, car souvent éclipsée par Olympie, Messène est pourtant l’un des plus beaux sites antiques du pays, et aussi l’un des plus grands. Fondée en 369 avant J.-C. après la défaite de Sparte, la ville est créée presque d’un seul élan par les Thébains pour offrir une nouvelle capitale aux Messéniens libérés de la domination spartiate. Un véritable projet politique, construit très rapidement à l’époque.

Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes pour comprendre l’importance du site : près de 30 hectares de superficie, environ 9 km de murailles, une trentaine de tours de défense et un stade de 180 m de long, le tout au pied du mont Ithomé.

Et contrairement à beaucoup d’autres sites du pays, les vestiges y sont remarquablement bien conservés. On peut assez facilement se représenter la ville telle qu’elle existait autrefois. L’un des moments forts de la visite reste le stade antique, et surtout sa superbe stoa tout autour : une longue galerie à colonnes où les athlètes s’entraînaient et où les spectateurs pouvaient se protéger du soleil.

Olympie

Impossible de passer à côté d’Olympie, l’un des sites les plus célèbres du pays, où sont nés les Jeux olympiques en 776 avant J.-C. Pendant plus de 1000 ans, les cités grecques envoient leurs athlètes concourir en l’honneur de Zeus. Pendant la durée des jeux, même les guerres étaient censées s’arrêter : une trêve sacrée permettait aux participants de voyager jusqu’au sanctuaire en toute sécurité.

On traverse les vestiges des temples, les gymnases où s’entraînaient les athlètes… puis on arrive au stade. La piste mesure toujours un peu moins de 200 m, et les blocs de pierre qui servaient de ligne de départ sont encore visibles. Si vous décidez d’y courir quelques mètres, dites-vous que vous êtes en train de suivre les traces des premiers champions de l’Histoire !

Où loger dans le Péloponnèse ?

Le Péloponnèse, c’est aussi la merveilleuse côte de Messénie, qui abrite parmi les plus beaux hôtels de toute la Grèce.

The Westin Costa Navarino

En premier, bien sûr, le superbe The Westin Costa Navarino, selon nous l’un des meilleurs resorts de la Méditerranée. D’abord par son architecture, très messénienne, tout en bois, pierre et volumes bas ; ensuite par son accès direct à une plage de 1 km de long ; et enfin par son incroyable choix d’expériences. Grand hôtel parfaitement adapté aux familles, il propose des kids clubs, de 4 mois à 17 ans, une NBA Academy, un centre de tennis, un spa de 4 000 m2, et puisque cette adresse aime voir les choses en grand, pas moins de 4 parcours de golf !

Découvrez The Westin Costa Navarino

Grecotel Casa Marron

Là aussi idéal en famille, le Grecotel Casa Marron se démarque cette fois par sa belle formule all inclusive, qui vaut vraiment le coup ici puisque vous profiterez de 8 restaurants, de nombreux terrains de sport (tennis, beach-volley…), de kids clubs pour tous les âges et de plusieurs piscines. S’il possède lui aussi un très beau spa, le Grecotel propose surtout une ambiance un peu plus village, notamment dans l’espace restaurants, qui donne presque l’impression d’une petite place méditerranéenne.

Découvrez Grecotel Casa Marron

W Costa Navarino

Mais notre coup de cœur va au W Costa Navarino. Un hôtel plus contemporain, élégant et design, réservé aux plus de 12 ans, donc avec une atmosphère forcément un peu plus calme. En plus de sa magnifique vue sur la mer Ionienne, il s’étend sur 13 hectares et possède une belle plage de 450 m. Tout l’hôtel est pensé pour se rencontrer : les plus jeunes au centre de sports nautiques, et vous au Wet Deck pendant les DJ sets ou lors des soirées cinéma en plein air sur le Navarino Agora.

Découvrez W Costa Navarino

Road trip dans le Péloponnèse : notre circuit de 2 semaines

Chez OOVATU, la Grèce figure parmi nos best-sellers depuis de nombreuses années. Nos conseillers la connaissent par cœur, qu’il s’agisse de ses recoins secrets, de ses nouvelles adresses bien sûr, des détours qui valent vraiment la peine mais aussi des petites erreurs à éviter.

Nos experts vous ont ainsi concocté une merveilleuse Odyssée Hellénique, un road trip de 2 semaines d’Athènes jusqu’à la Messénie, qui reprend toutes les grandes étapes que nous vous avons présentées. Vous traversez l’Argolide avec Mycènes et Épidaure, vous arrêtez dans la charmante Nauplie, puis continuez vers la cité byzantine de Mystra et la spectaculaire Monemvasia. La route descend ensuite vers les villages du Magne, avant de rejoindre Messène. Et parce qu’un voyage en Grèce ne serait pas complet sans profiter de la mer, vous terminez par 3 jours de farniente sur la côte ionienne, tout près d’Olympie, au superbe Westin Resort Costa Navarino.

Gardez aussi en tête que cet autotour reste entièrement modulable. Que vous souhaitiez ajouter une visite ou prolonger certaines étapes, nos experts sont là pour vous accompagner et vous proposer un voyage sur mesure. Ce voyage est le vôtre, et nous restons à votre écoute pour qu’il vous ressemble vraiment.

Découvrez notre itinéraire Odyssée Hellénique

Notre FAQ

Quand partir dans le Péloponnèse ?

Si vous avez le choix, privilégiez le hors saison, en particulier le printemps ou le début de l’automne. Entre avril et juin, puis en septembre et octobre, les températures sont vraiment agréables et les sites antiques beaucoup plus paisibles.

L’été reste bien sûr une très belle période, surtout si vous aimez la mer, mais il peut faire très chaud dans l’intérieur des terres, notamment autour de Mycènes, Mystra ou Olympie. Dans ce cas, mieux vaut visiter tôt le matin et garder les plages pour l’après-midi, surtout si vous voyagez avec des enfants.

Combien de jours devrais-je passer dans le Péloponnèse ?

Une semaine permet déjà de découvrir les grands incontournables comme Mycènes, Épidaure ou Olympie. Mais pour vraiment profiter du Péloponnèse, nous vous conseillons plutôt 10 à 14 jours. Cela vous laisse le temps de faire une belle boucle depuis Athènes (ou de finir votre voyage par Messène avant de vous envoler vers votre prochaine destination), et surtout de profiter un peu de la mer.

Quelles sont les plus belles régions du Péloponnèse ?

Chaque région a son caractère. L’Argolide est souvent la première que l’on découvre en arrivant depuis Athènes, avec plusieurs sites antiques autour de Nauplie, Mycènes et Épidaure.

Plus au sud, la Laconie est déjà plus sauvage. On y trouve la cité byzantine de Mystra et surtout Monemvasia, cette ville médiévale spectaculaire construite au pied d’un immense rocher face à la mer. Le Magne, lui, est encore différent avec ses villages de tours de pierre qui racontent toute l’histoire de la région.

Et puis il y a la douce Messénie, avec ses collines couvertes d’oliviers, ses longues plages et quelques très beaux hôtels pour terminer le voyage.

Quelles sont les plus belles villes du Péloponnèse ?

Il nous est toujours difficile de trancher, car tout dépend de ce que vous aimez ; si vous êtes férus d’histoire, le Péloponnèse, c’est le jackpot.

S’il fallait en choisir trois, nous dirions Nauplie, Monemvasia et Gythio. Nauplie est sans doute la plus charmante, avec ses ruelles d’inspiration vénitienne et ses terrasses où s’assoir pour regarder les passants. Monemvasia est la plus spectaculaire, avec son immense rocher face à la mer. Et puis il y a Gythio, plus simple mais très attachante aussi, un petit port coloré où l’on s’arrête volontiers déjeuner avant de prendre la route du Magne.

Les conseillers OOVATU connaissent la Grèce et le Péloponnèse par cœur. Pour organiser au mieux votre road trip, faites confiance à leur expertise. Commencez à imaginer votre voyage dès aujourd’hui en nous contactant par téléphone au 01 83 777 007 ou en demandant votre devis personnalisé en ligne.

Partez en Grèce avec OOVATU

Où partir en septembre ? 4 destinations à découvrir

Septembre, c’est pour beaucoup la rentrée, mais pour certains, c’est le mois des voyageurs qui ont attendu patiemment leur tour… Ceux qui ont vu les collègues revenir tout bronzés, mais aussi raconter les files interminables à l’aéroport et leurs plages bondées, et qui savent que le meilleur reste à venir. C’est le mois où mes plages se vident, les billets d’avion baissent, la chaleur devient plus douce. Entre les couleurs du Canada, les montagnes blanches d’Oman, les villages crétois et les fêtes d’automne en Sardaigne, voici quatre voyages qui révèlent leur vrai visage quand les valises des vacanciers sont déjà rangées au placard.

Oman

Septembre, c’est le bon moment pour tester le road trip à Oman. Mascate d’abord, où l’on règle sa montre sur les horaires de la grande mosquée du Sultan Qaboos, pour voir le tapis géant et ce lustre qui ferait presque rougir Versailles avec ses 600 000 cristaux Swarovski. Sur la corniche de Muttrah, on croise les pêcheurs qui rincent leurs filets, puis on se laisse happer par l’odeur d’encens du souk – ne partez pas sans un petit sachet ! Et puis, direction la côte, avec un premier plongeon au Bimmah Sinkhole, parfaite pour effacer les heures de route.

Découvrir le Wadi Shab & Nizwa

Un peu plus loin, le Wadi Shab : on traverse en barque pour quelques OMR, puis on marche une petite heure entre falaises et palmiers avant d’atteindre une vasque cachée. (gardez vos baskets pour nager, ça glisse). Changement de décor à Nizwa : le fort est beau, mais le vendredi matin, c’est le marché aux chèvres qui attire les curieux – une mise aux enchères où tout se négocie vite et fort. Deux heures de route plus tard, Bidiyah et le désert de Wahiba : on coupe le moteur, on grimpe sur la dune, on regarde le soleil plonger et on redescend dîner autour d’un feu de bois.

S’émerveiller dans la péninsule de Musandam

Au nord, la péninsule de Musandam, isolée du reste du pays, cache des fjords impressionnants que l’on explore en boutre traditionnel. La croisière dure souvent la journée, avec des arrêts baignade et snorkeling dans des criques paisibles. À bord, on garde bien les yeux ouverts :  il n’est pas rare de croiser un banc de dauphins en chemin.

Informations pratiques pour votre voyage à Oman en septembre

  • Durée idéale : 8 à 12 jours pour combiner Mascate, la côte, le désert et le Musandam.
  • Vols : direct Paris-Mascate (environ7h) ; liaisons internes vers Salalah ou Khasab.
  • Visa : Visa obtenu à l’arrivée pour des séjours inférieurs ou égaux à 14 jours.
  • À goûter absolument : shuwa (agneau cuit sous terre), halwa parfumée à la rose, dattes fraîches de Nizwa
  • Fun fact : À Oman, on construit encore des boutres, ces voiliers en bois traditionnels, sans plans ni clous — tout à l’œil et au savoir-faire transmis de génération en génération.
  • Nos itinéraires maison : Le Meilleur du Sultanat d’Oman ou un combiné plages Oman – Seychelles

Le Canada

Septembre au Canada, c’est le dilemme classique : l’Est pour les couleurs ou l’Ouest pour les montagnes ? Bonne nouvelle : vous ne pouvez pas vous tromper.

La côte Est

Côté Est, on atterrit à Montréal, où l’été joue les prolongations : en short le jour, en pull le soir, c’est la saison idéale pour se balader sur le Plateau, s’initier au fameux bagel-saumon (demandez à trancher « fin », c’est la règle ici) ou tester les petits restaurants de Mile End, avant de grimper au belvédère du Mont-Royal pour admirer la vue. La voiture devient vite indispensable pour filer vers la Gaspésie pour une belle boucle d’une semaine. Tadoussac est le spot pour les croisières aux baleines — pensez à réserver tôt le matin, quand la mer est plus calme.

Dans le parc Forillon, on marche au bord du Saint-Laurent, et puis, il y a l’incontournable Percé bien sûr. On y va pour le rocher mais on reste pour le village, un peu figé dans le temps, et ce homard servi sur la jetée face à l’île Bonaventure, où nichent des milliers de fous de Bassan. Avant de revenir, on traverse le parc de la Gaspésie : si vous avez de la chance, ou une bonne paire de jumelles, vous croiserez un orignal au petit matin. Sur le retour, on fait un crochet par les  Cantons de l’Est pour les vignobles, les érablières et les forêts qui virent du vert à l’orange…

La côte Ouest

À l’ouest, on commence à Calgary, en t-shirt, et deux heures plus tard, on se retrouve à Banff sous une polaire. On prend le temps au lac Louise, idéalement avant 9h, quand la surface est encore lisse. Puis on enchaîne sur l’Icefields Parkway avec ses 230 km de virages, de glaciers, de lacs pour arrive jusqu’à Jasper, où l’on dort tard pour profiter du ciel : c’est l’une des plus grandes réserves de ciel étoilé au monde. Si l’on veut continuer l’aventure, on pousse jusqu’en Colombie-Britannique. La route traverse les vallées autour de Kamloops, longe les vergers de l’Okanagan, avant de faire cap vers Vancouver, où l’on termine le voyage à vélo au Stanley Park ou devant un bol de ramen fumant à Davie Street.

Informations pratiques pour votre voyage en septembre au Canada

  • Durée idéale : 10 à 14 jours pour explorer une région sans courir (Est ou Ouest).
  • Vols : directs Paris-Montréal (6h) et Paris-Vancouver (9h). Vols intérieurs possibles, mais les distances sont immenses : mieux vaut se concentrer sur une seule région à la fois.
  • Climat : à l’Est, journées douces (20 °C) et soirées fraîches (10 °C) ; à l’Ouest, contraste marqué entre Calgary (prairie sèche) et Banff (montagne).
  • À goûter absolument : la poutine, dont le secret réside dans le fromage en grains « squish squish » ; ses variantes vont du canard confit au homard en Gaspésie. Sur la côte du Saint-Laurent, on commande une bisque de homard ; à Montréal, un bagel-saumon toasté ; partout, on s’attarde dans les microbrasseries qui déclinent IPA houblonnées, bières fruitées ou cidres artisanaux.
  • Et aussi : certaines cabanes à sucre rouvrent à l’automne pour servir des festins rustiques — fèves au lard (…à l’érable), jambon glacé (…à l’érable), pancakes (…à l’érable), le tout dans une belle ambiance de guinguette forestière.
  • Fun fact : train, le trajet Vancouver-Halifax prend environ 6 jours sans s’arrêter. Mais si on veut vraiment s’arrêter pour explorer, il faudrait au moins un mois : le Canada est le deuxième plus grand pays du monde, presque 18 fois la France.
  • Nos itinéraires maison : à l’Est, le Québec Express. À l’Ouest : l’Essentiel de l’Ouest canadien pour un combo Alberta-Colombie-Britannique.

Crète

En septembre, la Crète reprend son souffle. La chaleur tombe d’un cran, la mer reste à 25 °C, et les villages retrouvent leur cadence, loin des foules d’août. Dans les montagnes Blanches, on croise encore des pick-ups chargés de grappes : c’est la saison des vendanges, souvent faites en famille, et certains continuent à fouler le raisin aux pieds, comme autrefois. Dans les cafés kafenio, les anciens discutent fort en jouant au tavli (le backgammon local) et trinquent au tsikoudia, ce raki crétois qu’on distille chaque automne dans des alambics de fortune.

À table, on vous sert un dakos, ce pain d’orge recouvert de tomates râpées et de feta, ou une kalitsounia, petite tourte au fromage frais, souvent au mizithra qu’on ne trouve qu’ici. Le poulpe, lui, sèche toujours au soleil sur les ports du sud avant de finir grillé avec un filet de citron. À savoir : en Crète, le mot « hospitalité » se traduit par filoxenia, littéralement « l’amour de l’étranger », et c’est une règle d’or. Le soir, la lumière d’automne adoucit les façades vénitiennes de La Canée, rappelant que l’île fut longtemps sous domination italienne avant de passer sous l’Empire ottoman, puis grec. Et quand on s’aventure dans les gorges de Samaria, on comprend mieux la géographie de l’île : une colonne vertébrale de montagnes abruptes qui sépare le nord urbanisé du sud resté plus sauvage, où l’on marche encore presque seul, avec pour seules compagnes quelques chèvres kri-kri qui se cachent dans les falaises.

Informations pratiques pour votre voyage en Crète au mois de septembre

  • Durée idéale : Une bonne semaine pour combiner plages, villages et montagnes sans trop courir.
  • Vols : directs Paris-Héraklion (3h30). Comptez 1h de route pour rejoindre Rethymnon, 2h30 pour La Canée.
  • Climat : autour de 28 °C le jour, mer à 25 °C ; soirées plus fraîches en altitude.
  • À goûter absolument : dakos (pain d’orge, tomates râpées, feta et huile d’olive fraîche), kalitsounia au mizithra (petites tourtes au fromage), agneau rôti aux herbes de montagne, poulpe grillé sur les ports, sans oublier le raki ou la tsikoudia servis après le repas.
  • Fun fact : Le plus vieux vin d’Europe ! La Crète revendique la plus ancienne production de vin du continent : on a retrouvé des pressoirs vieux de 3 500 ans à Vathypetro, vestiges de la civilisation minoenne.
  • Nos itinéraires maison : Pour une immersion crétoise entre culture et plages : Crète, sur les traces du Minotaure. Et si vous hésitez encore, voici notre Top 10 des choses à voir en Crète pour découvrir tout ce que cette perle méditerranéenne a à offrir.

Sardaigne

Septembre, c’est aussi le moment idéal pour faire cap sur la Sardaigne : les plages se vident d’un coup après la fin août, la mer garde sa douceur et l’on entend à nouveau les dialectes sardes résonner sur les places. Dans l’intérieur, c’est la saison des « cortes apertas » : les villages ouvrent leurs cours et leurs maisons, on y goûte le vin nouveau et le pecorino affiné dans la cave du voisin, pendant que les anciens montrent comment on tresse encore les culurgiones, ces raviolis fermés à la main comme un épi de blé. Du côté de Cabras, on célèbre la bottarga, cette poutargue d’œufs de mulet séchés qu’on traite ici comme de l’or : râpée sur des spaghetti, elle a même son propre festival.

La Sardaigne, c’est aussi une île qui fait partie des rares « zones bleues » de la planète, là où les habitants dépassent les 100 ans. Est-ce l’huile d’olive, le régime méditerranéen… ou le canonau, ce vin rouge corsé qu’on sert partout ? Chacun a sa théorie. C’est aussi une terre riche d’histoire, avec ses plus de 7 000 nuraghi, ces tours de pierre de l’âge du bronze, qu’on voit partout les collines. Et la géographie n’est pas en reste : montagnes au centre, vallées isolées… de quoi façonner des villages qui ont gardé chacun leur accent et leurs coutumes. On comprend alors pourquoi les Sardes parlent souvent de leur île au pluriel. Voyager en septembre, c’est se faufiler dans cette mosaïque : plages encore turquoise, fêtes de village qui battent leur plein, et l’impression de découvrir une Sardaigne plus intime, sans avoir à jouer des coudes pour avoir une table en terrasse.

Informations pratiques pour votre voyage en Sardaigne au mois de septembre

  • Durée idéale : une bonne semaine, en combinant la côte (golfe d’Orosei, Costa Smeralda) et l’intérieur montagneux.
  • Vols : directs Paris-Cagliari ou Paris-Olbia (2h) ; location de voiture indispensable, les transports publics sont rares hors été.
  • Climat en septembre : journées chaudes (25-28 °C), soirées plus fraîches ; mer autour de 24-25 °C, idéale pour la baignade.
  • À goûter absolument : le porceddu (cochon de lait rôti), les culurgiones (raviolis en tresse), la seadas (beignet au fromage nappé de miel) et la bottarga de Cabras, surnommée “l’or de la Sardaigne”.
  • Fun fact : Phéniciens, Carthaginois, Romains, Byzantins, Aragonais, Piémontais… la Sardaigne a changé de maîtres plus d’une dizaine de fois. Certains villages portent encore des noms catalans, d’autres des clochers espagnols.
  • Les meilleurs hôtels de l’île : au Nord et au Sud

Septembre est une belle saison pour voyager : laissez nos experts OOVATU imaginer l’itinéraire qui vous ressemble.

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Les Cyclades hors des sentiers battus : itinéraire de 11 jours

Oui, les Cyclades, on croit connaître. Santorin la spectaculaire, Mykonos la festive, Paros, Naxos… Et puis il y a celles qu’on évoque moins. Serifos, Sifnos, Milos… Plus calmes, plus sauvages, plus secrètes aussi. Cet itinéraire, c’est pour ceux qui préfèrent les ports sans agitation, les villages blancs sans vitrines de luxe, et les baignades sans voisins. Onze jours pour une découverte des Cyclades hors des sentiers battus, ralentir, marcher, bien manger, et dormir la fenêtre ouverte dans un calme olympien…

Étape 1 : Athènes, capitale aux mille visages (1 nuit)

Avant de filer vers les îles, on s’offre une parenthèse à Athènes, l’incontournable capitale, un brin bruyante, un peu rugueuse au premier regard, et pourtant si fascinante… L’Acropole ? Oui, évidemment. On y monte tôt, avant les groupes, quand la ville est encore à moitié endormie. De là-haut, le Parthénon surveille la ville depuis 2 500 ans — et franchement, il en impose. En redescendant, on traverse Plaka sans s’y attarder trop longtemps, puis on bifurque vers Anafiotika. Quelques ruelles, deux chats, trois escaliers, et d’un coup on est sur une île : ce quartier miniature a été bâti par des ouvriers venus d’Anafi qui ont recréé ici, au pied de l’Acropole, leur village cycladique.

Fun fact : le Parthénon n’est pas parfaitement droit. Ses colonnes sont légèrement inclinées vers l’intérieur, pour compenser les illusions d’optique… et résister aux séismes. Pratique, et plutôt visionnaire.

Pour prendre le pouls de la ville sans s’épuiser, on reste dans le centre : tout se fait à pied, le métro depuis l’aéroport est direct et climatisé (ce qui, à Athènes, relève presque du miracle). Le musée de l’Acropole vaut largement le détour : bien conçu, pas trop long, passionnant même sans être expert. Et si vous avez le temps, poussez jusqu’au Musée archéologique national : masque d’Agamemnon, fresques de Santorin, objets mycéniens… Un best-of des trésors grecs. Le soir, direction Monastiraki. Une bière ou un ouzo sur un rooftop, la vue sur les colonnes éclairées… Une belle entrée en matière.

Où loger à Athènes ?

Periscope***** – Dans le quartier de Kolonaki, chic, central, vivant. Un boutique-hôtel moderne pour ceux qui aiment marcher en ville.

Electra Metropolis***** – À deux pas de la place Syntagma, parfait pour rayonner à pied dans tout le centre historique. Rooftop avec vue sur l’Acropole.

King George*****LUXE – Adresse emblématique face au Parlement, élégance classique et service impeccable. Un vrai grand hôtel, à l’ancienne.

Étape 2 : Serifos, l’île insoupçonnée (3 nuits)

À deux heures de ferry du Pirée, Serifos se dévoile, tranquille, surmontée d’une Chora blanche perchée sur la roche. Moins connue que ses voisines, elle a longtemps été tenue à l’écart des circuits touristiques — et c’est tant mieux. Pas de marina clinquante, pas de centre redessiné pour séduire les touristes. Serifos a gardé son âme. L’histoire de l’île est rude cependant : habitée depuis l’Antiquité, elle a surtout vécu, jusqu’au XXe siècle, de l’exploitation de son sous-sol. Fer, cuivre, plomb… on en extrayait tout.

Les grandes grèves minières de 1916 ont marqué Serifos durablement, jusqu’à devenir un symbole pour le mouvement ouvrier grec. Aujourd’hui, on en voit encore les traces : tunnels, rails, bâtisses industrielles qui dorment sur les collines… Serifos est restée une île habitée, à taille humaine, avec un port simple, quelques villages éparpillés, et une Chora spectaculaire, accessible en dix minutes de bus ou vingt de marche depuis Livadi. C’est là qu’on loge idéalement, pour profiter au mieux l’île; sans voiture.

Les sentiers sont partout : anciens chemins d’ânes, lignes de crêtes, pistes qui mènent souvent à la mer. Psili Ammos est la plus accessible, parfaite pour une pause. Vagia, Ganema, Kalo Ampeli demandent un peu plus d’effort, mais offrent souvent une crique rien que pour soi. Pas de transats, pas de musique : juste le brise, la mer, et une taverne pour goûter à un bon poulpe grillé.

Fun fact : Serifos est citée dans la mythologie grecque comme l’île où Persée aurait ramené la tête de Méduse. 

Où loger à Serifos ?

-Rizes Hotel*** – Un peu en hauteur, à deux pas de la Chora. Vue imprenable, silence garanti.

Étape 3 : Sifnos, l’équilibre parfait (3 nuits)

On arrive à Sifnos par Kamares, un petit port calme, une baie en arc de cercle, la plage à quelques mètres du quai. Il y a un bus qui attend et vous emmène vers Apollonia en une vingtaine de minutes. À Sifnos, tout est à taille humaine. On loge à Apollonia si on veut être au centre, ou à Artemonas pour plus de calme. Les deux villages sont reliés par un chemin qu’on fini par connaître par cœur, bordé de bougainvilliers et de chats semi-propriétaires… Ici, on peut passer trois jours sans voiture sans jamais avoir l’impression de rater quelque chose.

Sifnos a une histoire riche. Ses mines d’or et d’argent ont fait sa renommée dans l’Antiquité, puis la poterie a pris le relais — encore aujourd’hui, on en voit partout. Il y a aussi ce nombre invraisemblable de chapelles disséminées sur les collines : certaines sont posées comme des balises, d’autres cachées au bout de sentiers improbables. Les randonnées sont superbes et bien indiquées. Et presque toujours, au bout : une crique. Vathi pour la tranquillité, Platis Gialos pour les famille. Poulati, elle, est plus confidentielle : on y accède à pied depuis Apollonia, par un chemin qui descend doucement jusqu’à une crique entre les rochers, avec une petite chapelle au-dessus.

Côté cuisine, Sifnos ne rigole pas. C’est ici qu’est né Nikolaos Tselementes, le Paul Bocuse grec du XXe siècle. Résultat : une vraie culture culinaire. Le dimanche, on mange la revithada, un ragoût de pois chiches qui a cuit toute la nuit — un plat simple, mais avec l’odeur qui reste en mémoire. Et pour le sucré, les amygdalota, ces petits gâteaux aux amandes à tomber.

Fun fact : on dit que Sifnos compte autant d’églises que de jours dans l’année.

Où loger à Sifnos ?

Windmill Sifnos Suites – The Arcades*** – Dans un ancien moulin restauré avec goût à Artemonas. Insolite, intimiste, avec beaucoup de caractère.

Verina Terra**** – À Platis Gialos, deux pas de la mer, belle ambiance cycladique, parfaite pour profiter de la plage sans s’éloigner.

Verina Astra**** – À Artemonas, au calme, vue sur la mer, chambres sublimes, coucher de soleil garanti.

Étape 4 : Milos, l’île caméléon (3 nuits)

Sur Milos, on passe son temps à dire “Wahou”. Il suffit de louer un scooter ou une petite voiture (indispensable ici, les distances sont longues et les routes parfois bien cabossées) et de partir explorer. Chaque virage donne l’impression de changer d’île : falaises rouges, plages lunaires, grottes marines, eaux turquoise… Sarakiniko, avec ses roches blanches, est sans doute l’un des endroits les plus photographiés des Cyclades. Une étendue lisse et sculptée par l’érosion, presque irréelle. On y va tôt ou en toute fin de journée pour l’éviter en mode selfie-land. À côté, Firiplaka est plus douce, Tsigrado plus acrobatique (descente par corde et échelle, prévoir des chaussures), Kleftiko se rejoint en bateau, et le reste, on vous laisse le plaisir de le découvrir… Papafragas, Kleftiko côté mer, et une bonne quinzaine d’autres plages qui méritent leur place sur la carte.

Plaka est une très belle Chora, à visiter en fin de journée, quand la chaleur retombe et que le ciel commence à faire le spectacle. On y grimpe pour voir le coucher du soleil, on redescend en zigzagant dans les ruelles étroites. Klima vaut aussi le détour : un ancien village de pêcheurs avec des maisons colorées et les pieds dans l’eau, idéal en fin d’après-midi.

Fun fact : C’est ici, à Milos, qu’a été découverte la fameuse Vénus, aujourd’hui au Louvre, un peu par hasard dans un champ. Comme quoi, parfois ça vaut le coup de fouiller un peu.

Où loger à  Milos ?

-White Coast Pool Suites***** – Au nord de l’île, à Agios Nikolaos, près de Sarakiniko. Une adresse exclusive, réservée aux adultes, idéale pour le calme et les couchers de soleil spectaculaires.

-Aera Milos Villa*** – Une maison suspendue sur les hauteurs de Tripiti, avec une vue incroyable sur la baie. Calme, lumière, espace : parfait pour se reposer.

Si cet itinéraire pour découvrir les Cyclades hors des sentiers battus vous parle, OOVATU vous le propose en version entièrement personnalisée : Les Cyclades autrement. Onze jours entre îles magnifiques, hôtels choisis avec soin, traversées fluides et belles étapes, sans courir. Et si vous avez quelques jours de plus, il est facile de prolonger l’escapade : Folegandros, pour sa Chora vertigineuse, ou Paros, plus animée, mais avec de vraies pépites hors saison.

Week-end en Crète : 4 hôtels pour une escapade romantique

La Crète à l’arrière-saison est sublime, lorsque les plages, les villages et les vallées retrouvent leur charme naturel, épargnées par les hordes de touristes. Île aux multiples visages, elle regorge d’adresses confidentielles plus belles les unes que les autres… Des boutique-hôtels aux identités marquées qui vous promettent une parenthèse enchantée à deux. Retour sur nos coups de cœur.


The Island Concept*****

Un cocon exclusif face à la baie de Mirabello

En arrivant dans l’Est de l’île, à Agios Nikolaos, on le louperait presque. The Island Concept est un boutique-hôtel très discret, ultra exclusif, composé de seulement 16 chambres. Construit sur une petite falaise, dans un esprit mêlant village minoen et architecture cubique immaculée aux airs de Cyclades, cet établissement fera rêver les couples en quête de déconnexion et d’oisiveté. On s’y retrouve, dans des chambres et suites contemporaines et épurées offrant chacune une vue sur la mer, pour profiter du cadre absolument sublime et du panorama de la baie de Mirabello, notamment depuis la piscine chauffée à 27 degrés toute l’année. Côté cuisine, on est séduits par l’unique bar et restaurant du lieu, qui propose une cuisine grecque moderne, élégante et très graphique. Mention spéciale pour le poulpe grillé, un véritable régal.

Sa situation géographique nous permet de rejoindre la ville en seulement une dizaine de minutes, sans en subir les désagréments, mais aussi et surtout de se retrouver seuls sur une petite plage intimiste, magique. Lorsqu’on descend quelques marches depuis The Island Concept, on arrive sur un tout petit bout de plage enveloppé par la végétation de toute part et caressé par des eaux translucides, qui tirent vers le turquoise, alimentées par une source naturelle qui rend la zone très poissonneuse. Idéal pour faire du snorkeling.

Kapsaliana Village Hotel****

Des airs de Provence dans les terres

Imaginez séjourner dans un ancien village du XVIIIème siècle, rénové par un architecte grec francophile qui s’est donné pour mission de transformer des ruines en l’une des plus jolies adresses de l’île. Ici, au cœur d’une oliveraie, les maisons en pierre d’hier se sont métamorphosées en chambres magnifiques, le moulin à huile d’olive, transformé en superbe musée-salon, au cœur des paysages vallonnées qui nous rappellent la Provence. Les couleurs sont douces et chaudes et la décoration crétoise traditionnelle. Certaines chambres du Kapsaliana Village Hotel peuvent rappeler des cellules de moines, avec leurs petites fenêtres pensées pour garder la fraîcheur en été, la chaleur en hiver, d’autres sont composées de voutes d’origine, de vieilles cheminées… Chaque pièce a un charme fou. Aux fourneaux, on retrouve une mamie crétoise qui offre une cuisine locale et familiale succulente, ce que l’on fait de meilleur, sans artifice…

Dans cette adresse d’initiés, au beau milieu d’un jardin parfumé magnifique, on enfile sa plus jolie chemise en lin et on profite de déjeuners ou dîners à rallonge accompagnés par le chant des cigales… La piscine n’est certes pas chauffée mais elle est incroyable, et le lieu simplement époustouflant. Il est parfait pour voyager à contre-courant, découvrir l’intérieur de l’île et ses plateaux, conduire jusque dans le Sud et visiter le village de Spilli ou le lac Preveli, tout en ayant la certitude de rentrer ensuite se ressourcer dans un endroit empreint de magie.

Acro Wellness Suites*****

Le bien-être au centre de toutes les attentions

Lorsque l’on quitte la grande route d’Héraklion, et que l’on descend vers la mer à travers une zone de montagnes et de falaises, on se demande où l’on va… La réponse est toute simple : dans l’une des plus belles adresses de l’île, la seule à s’être imposée dans cette zone rocheuse.
Accroché à la falaise, offrant de ce fait une vue extraordinaire, l’Acro Wellness Suites est un petit bijou de l’hôtellerie crétoise. Intimiste, doté de très peu de chambres, toutes des suites avec piscine privée, il est exceptionnel. Il offre des hébergements modernes, dont certains reprennent l’idée des « caves » de Santorin qui s’ouvrent ensuite sur une terrasse magique, avec des vues à couper le souffle. Ici, tout est centré sur le bien-être. Le Spa est incroyable, tant dans son architecture, pensée pour faire circuler les énergies, que dans sa palette de soins et massages. Son shala extérieur est une invitation à renouer avec l’essentiel le temps d’une séance de yoga ou de méditation et ses piscines, spectaculaires, nous font perdre la notion d’espace et de temps. C’est un lieu parfait pour les couples qui aiment les retraites paisibles, centrées autour d’un programme bien-être, dans un environnement sauvage et brut, d’une beauté rare.

 

Domes Noruz Chania*****

Un cachet international en bord de mer

Ambiance totalement différente pour cet établissement appartenant à la chaîne internationale de renom Marriott. Design et moderne, arborant une architecture assez particulière, le Domes Noruz Chania a le privilège d’être posé au bord d’une belle plage de sable, très agréable.
L’hôtel nous séduit par ses deux esprits ; en journée, c’est un lieu zen, où l’on profite du soleil des heures durant, dans sa suite avec jacuzzi ou plunge pool, en front de mer de préférence, une rareté sur l’île, mais aussi des espaces communs et des piscines magnifiques au bord de l’eau. En soirée, il s’anime très en douceur et revêt un côté lounge, électro-cool, très appréciable, sans jamais être dans l’excès.

Tourné plein Ouest, il offre des couchers de soleil spectaculaires et est parfaitement situé à l’entrée de La Canée, ce qui nous permet de rejoindre la deuxième ville crétoise et s’imprégner de son ambiance festive en se mêlant à la jeunesse locale. C’est également un point de départ parfait pour explorer les joyaux de la région ; Balos, Elafonissi, Firka…

Pour réserver votre séjour de rêve en Crète, interrogez nos conseillers spécialistes chez OOVATU.

L’automne, la saison idéale pour partir aux Cyclades ?

En septembre, les vacances scolaires sont terminées et les familles sont reparties vers leurs foyers. Le moment rêvé pour s’octroyer des vacances paisibles dans une des plus belles régions du monde : les Cyclades. On pense connaitre par cœur le paysage apparemment uni de ces îles grecques : maisons blanches, eaux bleus, peu de végétation ; un décor très brut. Mais en poussant un peu l’exploration, on se rend vite compte que chaque île a un petit quelque chose de particulier à offrir.

Une tranquillité imperturbable

En choisissant de partir pendant l’arrière-saison, ce sont des vacances plus reposantes qui s’offrent à nous. Lors d’un voyage à Sifnos, perdus dans les paysages arides du Nord, on se délecte de l’impression suave de pouvoir prendre son temps. Dans cette partie de l’île tout en ocre, gris et doré, où l’on ne trouve rien de plus qu’un vieux monastère et un petit hameau, on découvre de minuscule criques en bas de longs escaliers. Après les avoir descendus, on plonge depuis les rochers dans des eaux translucides qui se teintent de vert émeraude, sans autre compagnon que le bruit d’une brise légère. L’endroit idéal pour une après-midi de snorkeling.

Les voyageurs avertis, à la recherche d’expériences authentiques, ont tendance à éviter un séjour à Paros, île qui semble parfois victime de son succès. Pourtant, une fois passées Parikia et Naoussa, on découvre des paysages d’une rare beauté, libérés des afflux touristiques estivaux. A l’Est, la très belle Golden Beach est une destination très prisée, bien que moins fréquentée en basse saison. Les plus curieux pourront aussi s’écarter des beach clubs pour découvrir la plage sauvage de Santa Maria : c’est là qu’est construit l’hôtel Seven Santa Maria, un lieu de villégiature privilégié (à réserver longtemps à l’avance).

A l’intérieur des terres, le très joli village de Lefkès permet une promenade agréable dans ses rues étroites : royaume des chats qui les arpentent inlassablement, on s’y régale du spectacle des petites maisons blanches typiques, où des branches de bougainvilliers forment d’harmonieuses tâches roses en haut des murs.

De vraies rencontres

C’est d’ailleurs en visitant les villages que l’on découvre un nouvel intérêt à séjourner dans les Cyclades au début de l’automne : le contact avec les habitants. Après le stress généré par les périodes de pic de fréquentation, ceux-ci se détendent et sont beaucoup plus enclins à converser avec les visiteurs. Chaque île renferme des villages aux ambiances uniques. C’est certainement sur Kimolos qu’elle est la plus authentique. L’unique village est épargné par l’atmosphère effervescente qu’on retrouve à d’autres moments de l’année dans l’archipel. Quand on s’y promène le soir, on a le plaisir de côtoyer des grand-mères au chignon gris, drapées dans des châles noirs et l’on a un bel aperçu de ce qui fait le quotidien de l’île.

Et puis, en séjournant dans la région aux alentours du 10 septembre, on profite des animations du Festival de Gastronomie Cycladique, qui est une belle occasion pour les locaux de faire la fête. La culture régionale est très vivante et les gens ont un réel amour pour elle. C’est un spectacle émouvant que de les voir exécuter à la perfection des danses traditionnelles, toutes générations confondues.

Le soleil toujours au rendez-vous

Si l’arrière-saison est l’occasion de profiter d’un rythme de vie différent, elle n’empêche pas des activités plus classiques. On a beau être plus loin dans l’année, profiter des plages et de la mer n’en reste pas moins agréable. C’est même tout l’inverse : les températures sont plus douces et l’eau a emmagasiné toute la chaleur de juillet et août. Ce sont les conditions optimales pour piquer une tête dans les eaux translucides, en s’épargnant la difficulté de trouver un coin de sable libre pour étendre sa serviette. L’occasion aussi de s’aventurer vers des paysages méconnus, comme celui, lunaire, des rochers blancs de la plage Sarakiniko, à Milos. En cette période de l’année, les couleurs du ciel s’intensifient, et l’on peut profiter de couchers de soleil incomparables. Le Castro de Sifnos, à flanc de montagne, est le meilleur endroit pour contempler ce spectacle. A l’heure où les murs des maisons se teintent de rose et d’orange, les terrasses des restaurants offrent une vue imprenable sur la mer rougeoyante et les îles alentour.

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Péloponnèse, une épopée inoubliable

Depuis Athènes jusqu’au Péloponnèse, Sandrine, a pris part à un fabuleux périple qui lui a fait découvrir les plus beaux sites archéologiques et naturels de cette région préservée et trop souvent oubliée. Retour sur ce voyage dans le berceau de la mythologie grecque.

Quel a été ton sentiment en découvrant pour la première fois le Péloponnèse ?

C’était une très belle surprise ! J’ai découvert des paysages que je ne m’attendais pas à voir en Grèce. La région est vallonnée, verdoyante et très fleurie, surtout au printemps. J’avais déjà eu l’occasion de visiter Rhodes et la Crète, mais je n’avais jamais vu le pays sous cet angle plus montagneux, absolument sublime. C’est une région qui diffère réellement des autres et qui invite à de longues balades et à se perdre dans la nature.

C’est également une région connue pour ses vestiges archéologiques… Quel site t’a le plus marqué ?

Sans hésiter, celui de Mistra. Il se visite en deux temps, ce qui est d’autant plus agréable car on peut faire une petite pause déjeuner et profiter de l’environnement à sa guise. La partie basse est composée de plusieurs églises et monastères tout en pierres, dont celui de la Pantanassa où vivent encore des religieuses orthodoxes. Ils sont très bien conservés, tandis que dans la ville haute, on découvre les ruines d’une ancienne forteresse byzantine, laissée à l’abandon dans les années 1950. Ici, le réel attrait pour moi est la vue époustouflante ! Le site domine les plaines, parsemées d’arbres typiquement méditerranéens et de petites maisons aux toits en tuiles rouges. C’est très apaisant, on prend le temps de respirer un grand coup et on profite simplement du panorama.

Ton hôtel préféré ?

J’ai eu un vrai coup de cœur pour le Kyrimai, point d’orgue ce circuit dans le Péloponnèse. C’est un petit hôtel établi dans d’anciennes demeures en pierre datant du XIXe siècle, posé au bord des eaux cristallines d’une baie reculée, à l’abri des masses de touristes. On retrouve vraiment ce côté charmant et authentique dans l’architecture évidemment, mais aussi dans les chambres qui sont toutes différentes les unes des autres et très chaleureuses. Au petit-déjeuner, on ne choisi pas ce que l’on mange, le personnel nous apporte les bonnes viennoiseries du jour, des fruits, différentes confitures maison, c’est un régal.

Qu’as-tu pensé de la cuisine grecque justement ?

La moindre des choses que l’on puisse dire c’est que les Grecs maîtrisent l’art de la cuisine et des bons produits. Tout est très frais. Ils ont réussi à me faire aimer des choses que je n’apprécie pas d’habitude, comme le tzatziki. À table, il y a toujours une ambiance conviviale car ils ont cette culture « family style », on partage plusieurs mezzé, du caviar d’aubergines, du ktipiti, des feuilles de vigne farcies, du poulpe à l’huile d’olive… Sans oublier l’incontournable salade grecque, simple mais délicieuse. En Grèce, les tomates ont encore ce vrai goût de plus en plus difficile à trouver, ça fait un bien fou !

À quel type de voyageurs conseillerais-tu la région ?

Les amoureux d’archéologie et d’histoire seront tout de suite conquis par ce que le Péloponnèse a à offrir. Il ne faut pas oublier que c’est le berceau de la mythologie grecque ! Les couples ou les familles avec des adolescents pourront coupler visites culturelles, balades dans la nature et séjour en bord de mer, ce qui est génial. On peut voir plusieurs facettes du pays en restant dans la même région. Je le conseille moins aux familles voyageant avec des enfants en bas âge à moins de séjourner dans un resort comme le Westin Costa Navarino qui propose de nombreuses activités au sein même de l’hôtel, car les distances sont tout de même assez longues.

Quelle est la meilleure façon de découvrir le Péloponnèse ?

Le mieux, c’est d’être indépendant et de louer une voiture pour faire le tour à son rythme. On peut ainsi faire des randonnées, des pique niques dans les hauteurs, prendre plus de temps sur un site que sur un autre, se reposer autant qu’on le souhaite dans des baies romantiques… En arrivant à Athènes en avion, on peut faire une pause deux jours pour visiter ses lieux mythiques comme l’Acropole et le quartier de la Plaka, puis prendre la route vers le Péloponnèse en toute sérénité. En chemin, il ne faut pas oublier de faire une courte halte au canal de Corinthe, qui est tout de même impressionnant à voir, surtout si on a la chance d’y être en même temps que le passage d’un bateau !